Les places financières européennes évoluent ce mardi sur fond d'espoirs d'avancées dans le dossier commercial opposant la Chine aux Etats-Unis.

"Les marchés prennent peu de risques en attendant d'en savoir plus sur les discussions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine", qui vont reprendre en fin de semaine, souligne Neil Wilson, analyste chez Markets.com.

"Les chances d'un vaste accord sont nulles mais il y a un certain optimisme sur le fait que quelque chose peut aboutir sur une échelle plus réduite", ajoute-t-il.

Le conflit commercial entre Pékin et Washington est l'une des principales épines dans le pied des marchés depuis des mois, d'autant qu'il menace de peser sur la croissance mondiale.

Les prochaines négociations pour tenter de sortir de l'impasse de la guerre commerciale se tiendront à partir de jeudi à Washington.

Alors que selon des médias les autorités chinoises ont considérablement réduit le champ des contentieux qu'elles sont disposées à aborder cette fois-ci, Donald Trump a annoncé lundi qu'il privilégiait un accord commercial global avec Pékin plutôt qu'un traité partiel.

Même si les investisseurs européens abordent plutôt positivement cette échéance, ils n'abandonnent pas toute prudence, car d'autres gros dossiers sont loin d'être résolus, à commencer par le Brexit.

Les discussions entre Européens et Britanniques à ce sujet ont repris lundi à Bruxelles, Londres tentant d'apporter des clarifications sur les points "problématiques" de son plan de sortie de l'UE.

Du côté des indicateurs, le déficit commercial de la France, dont les exportations ont cessé de progresser cette année, s'est dégradé sur un mois à 5 milliards d'euros.

La production industrielle allemande a progressé pour sa part de 0,3% sur un mois en août, un répit dans la série noire des indicateurs de la première économie de la zone euro.

La Chine a de son côté publié ses chiffres d'activité dans les services, qui ont connu en septembre leur rythme de progression le plus faible depuis sept mois, dans le contexte de guerre commerciale avec Washington.

Les investisseurs surveilleront également un discours de Jerome Powell lors d'une conférence de la Fed.

Notons que le secteur minier est en forme. Ces valeurs, très dépendantes de la conjoncture mondiale, profitaient des espoirs d'une baisse des tensions commerciales sino-américaines.

Titres en action

  • La Bourse de Londres chute (-6%). Le London Stock Exchange (LSE) accusait le coup après la décision de la Bourse de Hong Kong de ne pas déposer d'offre de rachat compte tenu de l'opposition du conseil d'administration de sa cible. Du fait de cette annonce, le LSE perd de son caractère spéculatif sur le marché, poussant les investisseurs à se défaire de leurs actions.
  • EasyJet rougit (-5,8%). La compagnie aérienne était chahutée après avoir pourtant indiqué avoir résisté cet été grâce à des grèves chez ses concurrents. Ses résultats annuels devraient toutefois être en baisse du fait de la vive concurrence dans le secteur en Europe.
  • Airbus prenait la tête de l'indice CAC 40 (+2,2%) alors que le groupe a annoncé avoir livré en septembre 71 avions à 42 clients, dépassant le barre des 9.000 exemplaires pour son A320, et avoir enregistré 41 commandes.
  • Air France-KLM reculait de 1% à 9,95 euros. Le groupe a transporté 9,3 millions de passagers en septembre, soit 2,2% de plus qu'il y a un an, dopé par sa filiale à bas coût Transavia et par KLM.