Lancé en 2015, l'assouplissement quantitatif (ou quantitative easing), c'est-à-dire le rachat massif d'obligations par la BCE, doit petit à petit être ramené à zéro. C'est ce que redoutent les marchés, mais c'est ce qui est prévu par la BCE, sans pour autant donner de date précise afin d'éviter toute folie spéculative. 

Mais étant donné les mauvaises conditions économiques en ce moment, entre guerre commerciale et autres tensions politiques au sein de l'Union européenne, la BCE s'apprêterait à remettre sur pied des mesures de grande ampleur, comme un rachat massif d'obligations, d'après le Wall Street Journal qui a interviewé Olli Rehn, gouverneur de la Banque de Finlande. 

En juillet dernier, Mario Draghi avait déjà évoqué cette possibilité de mesures à partir de septembre mais les déclarations d'Olli Rehn laissent présager qu'elles seront plus fortes qu'attendues. Mais ces déclarations sont aussi une façon de rassurer les marchés et de gentiment - en affichant une unicité dans le discours avec Mario Draghi - faire taire les critiques de la part de personnalités politiques qui s'opposent à un nouveau rachat d'actifs. Il n'y a plus qu'à attendre septembre pour voir ce qu'il en est.