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Petercam remporte une fois de plus le premier prix dans la catégorie des actions belges avec son fonds Petercam Equities Belgium. C’est une stratégie très active et qui fait preuve d’une grande confiance dans le potentiel de nos sociétés qui est ainsi récompensée.

GESTION ACTIVE

Dans ce marché très restreint, le benchmark sert de référence pour la performance mais n’est pas un outil stratégique de décision. « Chez Petercam, nous avons un style de gestion très actif basé sur une approche bottom-up. Nous nous basons sur les fondamentaux de la société, sur son positionnement dans son marché, sur la qualité de son management, sur sa stratégie et sur les valorisations. Quand on croit à une histoire, nous prenons une position et nous pouvons la garder en portefeuille plusieurs années », explique Johan Van Geeteruyen, Gestionnaire de fonds chez Petercam. On constate, en effet, que la performance du portefeuille tourne autour des mêmes noms : EVS, Econocom, Umicore, Solvay sont autant de sociétés qui constituent le fond de ce portefeuille. Ce gestionnaire avoue cependant prendre aussi des positions très actives dans des small et mid caps. Pour des raisons de liquidité, le fonds n’investit cependant que sur le premier marché. A fin 2013, on retrouve quelques beaux noms en portefeuille comme AB Inbev, GDF Suez, Ageas, KBC, UCB, Solvay qui côtoient des sociétés telles que EVS ou Econocom.

UN BEAU MARCHE

L’année 2013 n’a pas été de tout repos pour ce gestionnaire. « Nous avons connu un été difficile. La plus grande conviction de ce fonds a été la valeur ThromboGenics qui a fortement déçu. Le cours de la société Econocom a fait du sur-place en raison de la fusion annoncée et la société liégeoise EVS a décroché de 13% durant l’été. Ces gros poids dans le portefeuille ne dégageaient pas de rentabilité alors que le marché performait bien. Heureusement, le quatrième trimestre a engrangé beaucoup de corrections parmi des sociétés comme Econocom, EVS, UCB ou encore Galapagos. Nous avons ainsi pu terminer l’année 2013 avec un beau résultat. Parfois, nous pratiquons des surpondérations importantes sur certaines positions, ce qui nous permet de dégager une belle rentabilité », reconnaît Johan Van Geeteruyen. Le marché belge a incontestablement sa place dans les portefeuilles des investisseurs. Il présente l’avantage de la proximité à la fois pour les gestionnaires et pour les analystes. Le management est facile d’accès et les informations sont rapidement disponibles. Mais quel est l’avenir de ce marché ? « Je suis convaincu qu’après les belles performances réalisées en 2012 et 2013, il y a encore de belles histoires à écrire en Belgique. Ce marché nous offre toujours de belles surprises. Nos sociétés sont bien exposées internationalement. Il y a une belle dynamique en Belgique, pays de petites et moyennes capitalisations », note Johan Van Geeteruyen. Les équipes de dirigeants y sont de très bonne qualité, les bilans sont solides et ces sociétés bénéficient d’opportunités d’acquisitions pour assurer leur croissance organique. On l’oublie trop souvent mais la Belgique reste un beau marché pour l’investisseur. Ne soyons pas trop modestes ou pessimistes : la dynamique belge est encore bien présente.