Iteos, biotech wallonne basée à Gosselies (Charleroi) ainsi qu’à Boston, aux États-Unis, a fait son entrée ce vendredi sur le Nasdaq. Une introduction sur la bourse américaine symbolique pour la spin-off de l’UCL créée en 2011.

Spécialisée dans l’immunothérapie contre le cancer, Iteos n’est pas cotée à la bourse de Bruxelles et privilégie donc l’Amérique du Nord pour attirer les capitaux des investisseurs. L’objectif est donc de développer ses traitements contre le cancer par immunothérapies.

Levées de fonds record par le passé

En 2018, la biotech avait déjà réussi à lever 64 millions de dollars auprès du fonds d’investissement américain MPM Capital, puis 125 millions en 2020 auprès de cinq autres fonds américains. Ce qui en fait l’une des spin-off universitaire d’Europe les plus prolifiques en termes de levées de fonds. Le CEO, Michel Detheux, n’a pas voulu réagir, avant comme après l’entrée en bourse, invoquant la “quiet period” (période de silence médiatique obligatoire) de 21 jours exigée par les autorités de régulation des marchés américains.

Le cours d’introduction était fixé à 19 dollars, pouvait-on lire sur le site web d’Iteos, mais la valeur à l’ouverture a finalement monté à plus de 25 dollars avant de se stabiliser autour des 20 dollars. Près de 10,6 millions d’actions sont mises en circulation, de quoi dépasser légèrement l’objectif des 200 millions de cash supplémentaire et une arriver à une capitalisation boursière qui flirterait avec les 580 millions de dollars en tout. Sauf surprise en cours de séance ou à la clôture ce vendredi, la biotech belge aura donc dépassé les attentes des dirigeants. “La clôture de l’offre est prévue pour le 28 juillet 2020. De plus, Iteos accorde aux acheteurs une option de 30 jours supplémentaire pour acheter jusqu’à 1 587 947 actions supplémentaires au prix de lancement de l’IPO”, avait communiqué la compagnie peu de temps avant l’entrée en bourse.