La bourse de Bruxelles a commencé la séance dans le vert ce mardi. Moins de deux heures après l'ouverture, le Bel 20 enregistrait une hausse de 2,35 %. Une tendance qui s'observe également sur les autres places boursières européennes, en particulier française et britannique.

Bourse de Paris

La Bourse de Paris gagnait pour sa part 1,93%, dans le sillage des places asiatiques, les investisseurs se montrant optimistes sur le plan de relance américain anti-covid et la reprise de l'économie mondiale.

L'indice CAC 40 progressait de 94,88 points à 5.004,39 points vers 9H40 (7H40 GMT),. La Bourse de Paris avait déjà gagné 0,41% lundi dans un marché calme.

Bourse de Londres

La Bourse de Londres a quant à elle démarré nettement en territoire positif mardi, ignorant des statistiques sur un marché du travail qui se détériore et une progression de la précarité, et avant des chiffres sur le produit intérieur brut mercredi.

L'indice FTSE 100 des principales valeurs prenait 1,78% à 6158,211 points vers 08H00 GMT.

"Le FTSE ignore de terribles nouvelles sur l'emploi et les indices européens suivent le Dow Jones à la hausse", qui a pris 1,30% lundi, a commenté Connor Cambell, analyste de Speardex.

Le nombre de personnes employées au Royaume-Uni a chuté de 730.000 entre mars et juillet, sa pire dégringolade depuis la crise financière de 2009, tandis que la pauvreté et la précarité progressent à cause de la pandémie, a indiqué mardi l'ONS.

Ordre dispersé pour Wall Street lundi à la clôture

Wall Street avait clôturé lundi en ordre dispersé, digérant les nouvelles mesures de relance décrétées par Donald Trump pendant le week-end sur fond d'escalade des tensions sino-américaines. Le Dow Jones avait pris 1,30%, le S&P 500 0,27% et le Nasdaq a perdu 0,39%.

La signature de décrets par Donald Trump samedi pour une relance de l'économie "pourrait être davantage un point de départ vers des mesures plus fortes, qu'un point d'arrivée", estime Michael Hewson, analyste en chef pour CMC Markets UK, expliquant selon lui l'optimisme ambiant. Quatre décrets prévoient des aides diverses pour les chômeurs, les locataires précaires ou les étudiants. Au delà de ces mesures, les démocrates réclament un plan de 3.000 milliards de dollars et les républicains un plan de 1.000 milliards.

L'objectif est de lutter contre les conséquences économiques du coronavirus qui a désormais touché 20 millions de personnes dans le monde, dont plus de la moitié en Amérique, selon un comptage réalisé par l'AFP.

Malgré ce chiffre toujours plus haut, "les investisseurs sont satisfaits de vivre dans un monde qui voit les cas d'infections grimper tant que ceux-ci ne déclenchent pas de nouvelles mesures de confinement drastique", estime Ipek Ozkardeskaya, analyste senior pour Swissquote Bank.

Les statistiques économiques semblent se redresser à travers le monde après la première vague de confinement: dernier chiffre en date, les ventes de voitures particulières en Chine ont enregistré en juillet une hausse de 7,9% sur un an, la plus forte depuis le début de la pandémie de Covid-19.

La semaine dernière, plusieurs statistiques sur la reprise de la production industrielle, notamment en France, en Allemagne, en Italie et au Brésil avaient donné du baume au coeur des acteurs du marché.