La Bourse de New York tentait de repartir de l'avant, montrant une dose d'optimisme sur la réouverture de l'économie, à la fin d'une semaine volatile où les valeurs technologiques ont perdu du terrain. A 14H15 GMT, le Dow Jones progressait de 0,57%, le Nasdaq, à forte concentration technologique avançait de 0,35%, le S&P 500 grimpait de 0,50%.

Après deux séances de pertes, le Dow Jones avait avancé jeudi de 0,62% à 32.619,48 points. Le Nasdaq, à forte concentration technologique, avait grappillé 0,12% à 12.977,68 points. Le S&P 500 avait gagné 0,52% à 3.909,52 points.

Les investisseurs semblaient vendredi avoir repris confiance dans la réouverture de l'économie à la suite du bon rythme des vaccinations aux Etats-Unis.

L'indice de confiance des consommateurs de l'Université du Michigan, publié peu après l'ouverture, a atteint un plus haut depuis un an à 84,9 points, mieux qu'attendu.

"En conférence de presse jeudi, Joe Biden a aussi indiqué qu'il avait doublé son objectif de vaccinations à 200 millions d'injections pour ses 100 premiers jours. Cela veut dire que l'économie va plus vite vers la réouverture", a indiqué Peter Cardillo, de Spartan Capital Securities.

"C'est la raison pour laquelle, Wall Street a pu rebondir jeudi" et terminer en hausse "et cela se poursuit vendredi matin", a ajouté l'analyste.

Ce ne sont pourtant pas les indicateurs macro-économiques de février, publiés par le département du Commerce vendredi, qui ont appuyé la bonne humeur alors que le mois dernier, les revenus des ménages ont chuté de 7,1% sur le mois et leurs dépenses de 1%. Mais une vague d'intempéries exceptionnelles, notamment dans le Texas, poumon énergétique du pays, avait paralysé des infrastructures.

"Maintenant, c'est un marché qui regarde de l'avant vers la réouverture de l'économie", a encore affirmé l'expert de Spartan Capital. "C'est pourquoi on voit les valeurs bancaires aller mieux, de même que les valeurs industrielles et de l'énergie, dans le sillage d'un rebond des prix du pétrole", a-t-il ajouté.

Le secteur bancaire, qui a aussi profité de l'annonce de la Banque centrale (Fed) la veille autorisant à nouveau à partir de fin juin les rachats d'actions et distributions de dividendes, voyait Bank of America gagner plus de 2%, et Wells Fargo, JPMorgan et Citigroup plus de 1%.

Les compagnies aériennes progressaient aussi de plus de 1%, d'American Airlines à United en passant par Delta.

Les rendements sur les bons du Trésor à 10 ans se tendaient un peu à 1,66% contre 1,63% la veille, même si l'indice PCE d'inflation, très surveillé par la Fed, a montré une inflation muette en février à +0,2%. Sur un an, elle a accéléré un peu à 1,6%, surtout à cause de la hausse des prix de l'énergie.

La séance a été par ailleurs marquée par le groupe de bureaux partagés WeWork, qui a annoncé vendredi qu'il allait faire son entrée en Bourse sans doute au 3e trimestre, à travers un SPAC, ces coquilles vides qui facilitent la levée de fonds sur le marché boursier.