La Bourse de New York repartait modestement de l'avant à l'ouverture, après trois jours consécutifs de pertes pour le Nasdaq et le S&P 500.

A 15H30 GMT, l'indice des valeurs vedette Dow Jones grappillait 0,28 % à 31.530,38 points. Le Nasdaq, à forte coloration technologique, gagnait 0,54 % à 13.940,61 points et le S&P 500 prenait 0,27 % à 3.924,54 points.

La veille, Wall Street avait terminé dans le rouge, le Nasdaq et le S&P 500 lâchant du lest pour la troisième séance d'affilée alors que les investisseurs restent nerveux face à la remontée des taux obligataires.

"Les actions américaines sont à la hausse en début de séance après une volatilité certaine qui a été alimentée par les inquiétudes concernant une hausse de l'inflation et celle des rendements des bons du Trésor ces derniers temps", notaient les analystes de Schwab.

Le taux sur les bons du Trésor à 10 ans remontaient vendredi à leur plus haut niveau depuis un an à 1,3364 % contre 1,2956 % la veille. Cette hausse des rendements obligataires a pesé au cours de la semaine sur les secteurs notamment technologiques, plus axés sur la croissance.

Autour de 1,3 %, ces taux à dix ans "ne sont pas élevés historiquement parlant mais ils le sont relativement pour la période récente", expliquait Art Hogan de National, rappelant qu'ils ne dépassaient pas 0,9 % au début de l'année.

Surchauffe de l'économie ? 

La crainte des investisseurs est que l'adoption du massif plan de relance de 1.900 milliards de dollars du président Joe Biden, associée aux perspectives d'un rebond de la croissance après les campagnes de vaccination, n'entraînent une surchauffe de l'économie et un risque d'inflation.

Pour s'en protéger, certains investisseurs vendent leurs titres obligataires dont le revenu fixe peut être rogné par l'inflation. Cela fait grimper le rendement de ces bons qui évolue à l'inverse de leur prix.

Dans le même temps, les institutions comme la Fed, dans les minutes de sa dernière réunion monétaire, ou le FMI dans un blog vendredi, continuent d'assurer que les craintes d'inflation sont exagérées. Un secteur profitait de cette remontée des taux, celui des banques. JPMorgan, Citigroup, Goldman Sachs, Wells Fargo montaient toutes de plus de 1 % à l'ouverture.

IBM perdait 1 %, même si son idée de céder sa branche déficitaire informatique et santé IBM Watson Heatlh, selon la presse, semblait plaire à plusieurs analystes. Uber grimpait de plus de 2 % malgré la décision de justice britannique en faveur d'un vrai statut de "travailleurs" pour les chauffeurs du groupe de réservation de voiture.

La star du jour était l'action Deere: +11 % après l'ouverture. Le géant américain des engins agricoles et de jardin a annoncé vendredi un bénéfice doublé pour le 1er trimestre et des perspectives éclatantes pour l'ensemble de l'année, notamment grâce à l'amélioration du marché agricole avec la hausse des cours.