L'indice vedette CAC 40 gagnait 83,63 points à 4.677,87 points vers 13H00 (12H00 GMT), après un démarrage poussif.

Ailleurs en Europe, Francfort progressait de 1,86% et Londres de 1,08%, là aussi après des ouvertures peu encourageantes.

Sur le front macroéconomique, en Chine, l'activité manufacturière a atteint en octobre son plus haut niveau depuis près de 10 ans, selon un indice indépendant de référence, qui a confirmé lundi la reprise de la deuxième économie mondiale.

L'indice des directeurs d'achats (PMI) du secteur manufacturier, calculé par le cabinet IHS Markit pour le groupe de médias Caixin, s'est établi à 53,6 points le mois dernier contre 53 en septembre, soit son niveau le plus haut depuis janvier 2011.

Cet indicateur contredit l'indice officiel des directeurs d'achat, qui a fait état samedi d'un léger fléchissement à 51,4 en octobre contre 51,5 en septembre.

"La deuxième économie du monde gagne encore en traction et retrouve doucement mais surement la normalité après son confinement de février", constate Michael Hewson, analyste en chef pour CMC Markets UK.

De quoi faire pâlir d'envie d'autres parties du monde dont les indicateurs économiques évoluent en dents de scie, à l'instar des Etats-Unis où se tient dans ce contexte fragile une élection présidentielle de tous les dangers.

"Ces élections devraient laisser les marchés sous pression, du fait des nombreux cas de figure possibles à l'issue du décompte et des risques d'une remise en cause des résultats", souligne Vincent Boy, analyste pour IG France.

Les investisseurs seront d'autant plus attentifs à la situation que les marchés européens et américain sont à fleur de peau, ayant affiché leurs pires performances depuis mars la semaine dernière au moment où l'Europe se reconfine.

Pour l'Europe, "un retour en récession semble inévitable et les ravages de la crise sur la confiance des consommateurs et des investisseurs auront des effets à long terme", estime Milan Cutkovic, analyste pour Axi.

Jour après jour, les perspectives s'assombrissent: le gouvernement italien pourrait annoncer des reconfinements dans plusieurs grandes villes du pays selon la presse, s'ajoutant à de sévères restrictions déjà décidées en Allemagne, à un reconfinement en France, en Belgique et bientôt en Autriche et au Royaume-Uni.

La réunion de la Banque centrale américaine passerait presque pour anecdotique dans ce contexte. Les dirigeants de la Fed se retrouveront quelques heures après la nuit électorale, et pourraient n'annoncer aucune mesure.