La Bourse de New York continuait sa course en avant jeudi après la certification de l'élection de Joe Biden, qui apporte aux marchés clarté et perspective de soutien économique en dépit des violences de la veille au Capitole.

A 15H05 GMT, le Dow Jones avançait de 0,71%. Le Nasdaq, à forte coloration technologique, bondissait de 2,07%. L'indice élargi S&P 500 gagnait 1,31%. Mercredi, au cours d'une séance volatile où le Congrès a été assailli par une foule de partisans pro-Trump, le Dow Jones avait malgré tout engrangé un record à 30.829,40 points (+1,44%).

Le Nasdaq, à forte concentration technologique, avait perdu 0,61% à 12.740,79 points. Le S&P 500 avait avancé de 0,57% à 3.748,14 points. "Les actions ouvrent au plus haut, car les résultats du second tour de scrutin en Géorgie augmentent les perspectives de relance budgétaire supplémentaire", estiment les analystes de Wells Fargo.

Mercredi, les démocrates ont pu obtenir les deux sièges au Sénat, donnant au parti de Joe Biden une majorité dans les deux chambres. "Cette courte majorité", alors que les deux partis sont à 50/50 au Sénat et que la voix de la future vice-présidente Kamala Harris tranchera en cas de blocage, "suggère qu'il sera difficile pour les démocrates d'accroître les impôts dans un environnement économique difficile" mais qu'un vote en faveur de davantage de stimulus est plus probable, ajoute Patrick O'Hare de Briefing.com.

Clarté sur le front politique

Pour les analystes de Schwab, "on dirait que les marchés semblent se féliciter de la clarté sur le front politique malgré la violence qui a éclaté au Capitole".

Le Congrès a certifié l'élection de Joe Biden à la Maison Blanche après une journée d'une violence à Washington, où des partisans de Donald Trump ont semé le chaos au sein même du Capitole, temple de la démocratie américaine. Au milieu de la confusion, une manifestante a été mortellement blessée dans le Capitole par un tir de la police.

Sur le front économique les demandes hebdomadaires d'allocations chômage ont légèrement baissé (-3.000) à 787.000. Le déficit commercial pour novembre a nettement augmenté (+8%), au plus haut depuis août 2006, ce qui est pris comme un indicateur positif d'une reprise des échanges mondiaux dans le contexte de la pandémie. Les titres des banques grimpaient, à l'instar de Wells Fargo en hausse de 3,66% après avoir déjà engrangé 7,08% la veille, dans le sillage d'une hausse des rendements obligataires.

Le rendement du bond du Trésor à 10 ans progressait de 1,0676% pour la première fois depuis mars et le déclenchement de la pandémie. Les titres des groupes chinois Alibaba (-1,93%) et Tencent (-1,28%), cotés à Wall Street sous forme de certificats ADR, souffraient, après des informations de presse indiquant que le gouvernement envisage de les bannir de la Bourse, dans le cadre de la croisade contre la tech chinoise du président Donald Trump.

Les grands titres technologiques du Nasdaq tiraient l'indice à la hausse, à commencer par Tesla, gagnant presque 5% à moins de 10 dollars des 800 dollars le titre.