Malgré un début d’année prometteur, les places financières européennes accusent le coup après quelques semaines seulement. Le principal responsable de la chute récente des indices financiers est le coronavirus chinois et son impact qui pourrait s’avérer désastreux.

Les performances de 2019 restent remarquables

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L’année 2019 et ses performances boursières exceptionnelles semble déjà loin. Les retombées sanitaires comme financières du coronavirus sont actuellement au centre des préoccupations. Pourtant, il ne faut pas perdre de vue que le marché des actions a connu une année record en 2019. Si l’on prend pour exemple nos voisins allemands, l’indice DAX 30 a affiché une performance de 25,97% sur l’année écoulée alors que certains considéraient déjà que l’économie intérieure s’essoufflait. En analysant le dossier de fonds reprenant les variations du cours du DAX sur la dernière décennie, on constate que cette progression est notable. À titre comparatif, l’indice DAX avait perdu 18% en 2018.

Même son de cloche chez nos voisins français où le CAC 40 a affiché une progression supérieure à 26% sur l’ensemble de l’année 2019. Chez nous, l’indice BEL 20 a augmenté de 23% environ. Si la fébrilité est de mise suite à l’expansion potentielle du coronavirus, il faut donc conserver un certain recul et ne pas prendre de décisions hâtives.

Une correction bienvenue pour le marché des actions ?

Pour reprendre l’exemple de l’indice allemand DAX, celui-ci perdait 2,7% le 27 janvier suite à la découverte du premier cas de coronavirus en Allemagne. Le DAX 30 effaçait ainsi sur une séance l’ensemble des gains réalisés depuis le début de l’année. La pression est forte sur les différentes places financières européennes et difficile à contenir.

Néanmoins, il importe de garder la tête froide. De l’avis de nombreux observateurs, les marchés financiers seraient surévalués. Le retour à plus de réalisme qu’impose le coronavirus pourrait donc contribuer à un certain assainissement. Beaucoup y voient d’ailleurs une opportunité, d’un point de vue financier. Des rebonds ne sont pas à exclure dans les prochains jours ou les prochaines semaines. Sur le marché des changes en revanche, l’incertitude prédomine et certains anticipent une baisse, voire une chute de l’euro dans les semaines à venir.

Lorsque le marché est fébrile et réagit de manière grégaire, il faut savoir conserver son calme et utiliser les outils analytiques à disposition pour tenter d’anticiper les tendances et démêler le rationnel de l’irrationnel. Les investisseurs ont par exemple accès à de nombreux outils d’analyse graphique comme ProRealTime notamment. La maîtrise de tels outils s’avère indispensable pour ne pas céder à la panique et conserver une perspective globale.

À quoi s’attendre en février pour les indices européens ?

L’évolution des bourses dans les prochaines semaines sera fortement liée à la capacité de contenir le coronavirus et l’épidémie qui en découle. Des arbitrages à court terme pourront très certainement être réalisés mais l’investisseur avisé ferait bien de temporiser.

L’indice français du CAC 40 est le plus exposé car sa bonne santé est liée aux valeurs du secteur du luxe, les fameux KHOL (Kering, Hermès International, L’Oréal et LVMH) dont les entreprises dépendent grandement du marché asiatique. Chez nous, le BEL 20 devrait suivre la tendance générale des grandes places financières européennes. Les gagnants de cette crise seront probablement l’or et les cryptomonnaies, avec bitcoin en tête qui progresse malgré une volatilité toujours élevée.