Le dollar cédait du terrain jeudi face aux principales monnaies dont l'euro alors que l'incertitude se dissipe autour de l'élection présidentielle américaine, la victoire du candidat démocrate Joe Biden étant de plus en plus probable.

Vers 10H15 GMT (11H15 à Paris), l'euro gagnait 0,57% face au billet vert, à 1,1793 dollar.

La hausse de la monnaie unique "est un signe que le marché s'attend de plus en plus à une victoire de Biden", a estimé Thu Lan Nguyen, analyste de Commerzbank.

Le candidat démocrate s'est en effet rapproché mercredi soir encore un peu plus de la Maison Blanche après des victoires précieuses dans deux Etats-clés face à Donald Trump.

Avec le Wisconsin et le Michigan en poche, Joe Biden se rapproche du nombre de grands électeurs nécessaire pour devenir le 46e président des Etats-Unis.

Les cambistes attendent également jeudi la fin d'une réunion monétaire de deux jours de la Réserve Fédérale américaine (Fed) qui devrait chercher à rassurer les marchés en assurant de son soutien sans faille à l'économie américaine en cas de dégradation inexorable de la conjoncture.

Aucune annonce concrète sur les taux n'est en revanche attendue de cette réunion qui a démarré au lendemain de l'élection présidentielle américaine.

De son côté, la livre sterling a bien réagi aux annonces de la Banque d'Angleterre jeudi.

Vers 10H15 GMT (11H15 à Paris), la monnaie britannique gagnait 0,42% face au dollar à 1,3043 dollar pour une livre mais lâchait 0,19% face à l'euro à 90,45 pence pour un euro.

La Banque d'Angleterre (BoE) a maintenu son taux d'intérêt directeur mais a musclé son programme de rachat d'actifs pour doper l'économie britannique, frappée de plein fouet par la pandémie de Covid-19.

L'institut monétaire met 150 milliards de livres sterling de plus sur la table, pour un montant total de 895 milliards de livres.

Selon Kit Juckes, analyste de Société Générale, les cambistes saluent surtout "des taux négatifs qui semblent de moins en moins probables".

"C'est logique d'estimer que nous avons cet outil à notre disposition, mais il ne serait pas responsable de l'utiliser sans savoir les conséquences que cela aurait", a expliqué le gouverneur de la BoE Andrew Bailey.