Ce mercredi, le Forum économique mondial (WEF) a dévoilé son rapport annuel sur la compétitivité. Il y a établi une liste de onze pistes pour relancer la croissance après le choc de la pandémie. Publié chaque année depuis 1979, ce rapport passe en revue les écueils, révélés ou amplifiés par la crise sanitaire, en matière de compétitivité, mais analyse également les facteurs qui ont aidé les pays à gérer plus efficacement la pandémie. 

Pour cette édition, les auteurs de ce rapport publié par le Forum économique mondial, connu comme le Forum de Davos, ont toutefois décidé de suspendre le classement qui dresse habituellement la liste des pays les mieux placés en matière de productivité et de croissance à long terme. Avec les perturbations engendrées par la pandémie, y compris sur la collecte de statistiques, certaines données étaient insuffisantes pour réaliser ce classement.

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11 pistes de réflexion

"Les pays dotés d'une économie et de compétences avancées dans le domaine du numérique, de solides filets de sécurité sociale et d'expérience dans la gestion d'épidémie ont mieux géré les retombées de la pandémie sur leurs économies et leurs citoyens", a fait ressortir ce rapport.

Les pays disposant de compétences numériques avancées ont été les mieux placés pour continuer à faire fonctionner l'économie lorsqu'une partie de leurs citoyens ont basculé vers le travail à domicile, les Pays-Bas, la Nouvelle-Zélande, la Suisse, l'Estonie et les Etats-Unis obtenant de bons scores à cet égard.

Les pays disposant de solides filets de sécurité économique, tels que le Danemark, la Finlande, la Norvège, l'Autriche, le Luxembourg et la Suisse, ont été bien placés pour soutenir les personnes qui ne pouvaient pas travailler.

Des pays dotés de systèmes financiers solides, comme la Finlande, les Etats-Unis, les Emirats arabes unis ou encore Singapour, ont, eux, été en mesure d'accorder rapidement des crédits aux PME pour éviter une vague d'insolvabilité.

Parmi les onze pistes, les auteurs du rapport évoquent l'investissement dans la recherche et développement, dans les infrastructures numériques, ou encore dans la formation et la mise à niveau de compétences pour combler l'écart avec les besoins des entreprises qui, malgré le chômage, peinent à trouver les qualifications adaptées.