Le marché de la dette est resté amorphe lundi lors d'une séance sans volume et sans indicateur majeur à l'orée des fêtes de Noël.

"En cette période de vacances, il y a peu de mouvements, peu d'opérations et peu de réactions aux rares indicateurs économiques", a résumé Aurélien Buffault, gérant obligataire chez Meeschaert Asset Management, interrogé par l'AFP. "Il n'y a pas eu d'adjudication importante en zone euro et aucune pour la France."

Les investisseurs se demandent par ailleurs "quel sera le profit du nouveau gouverneur de la Banque d'Angleterre (BoE)" en matière de politique monétaire, ajoute l'expert.

Andrew Bailey, actuel patron de l'Autorité des marchés britanniques (FCA), a été nommé vendredi à la tête de la BoE, institution au rôle clé pour maintenir l'économique britannique à flot dans la tempête du Brexit. Il prendra son poste le 16 mars, pour huit ans.

Les taux américains ont peu réagi aux mauvais chiffres américains des commandes de biens durables pour novembre, en partie dus aux problèmes de Boeing, et aux chiffres de la croissance donnée en rythme mensuel au Canada qui marquent une contraction de l'économie pour octobre, a souligné M. Buffault.

A 18H00 (17H00 GMT), le taux allemand à dix ans a fini sans grand changement, à -0,248% contre -0,256% vendredi soir à la clôture du marché secondaire, où s'échange la dette déjà émise.

Le rendement de même maturité de la France a suivi une trajectoire similaire, à 0,053% contre 0,047%, tout comme celui de l'Espagne, à 0,421% contre 0,432%.

Le taux à dix ans de l'Italie a également peu bougé à 1,420% contre 1,399%.

Au Royaume-Uni, le taux d'emprunt à dix ans a fait de même à 0,769% contre 0,778%.

Aux Etats-Unis, le taux à dix ans était stable à 1,922% contre 1,917% vendredi, à l'instar de celui à 30 ans, à 2,346% contre 2,342%. Celui à deux ans s'établissait à 1,646%, contre 1,629%.