Avec 69.000 emplois créés en 2017 et 309.000 nouveaux jobs entre 2014 et 2020.

L'économie belge devrait croître de 1,7% en 2017 et 2018, selon les projections de la Banque nationale de Belgique (BNB) présentées vendredi. C'est mieux qu'attendu, puisque les dernières estimations tablaient sur une croissance de 1,6% du PIB en 2017. Le produit intérieur brut devrait croître de 1,7% en 2017 ainsi qu'en 2018. La croissance sera ensuite de 1,6% en 2019 et 1,4% en 2020, selon les projections économiques de la BNB.

La croissance est dopée par une augmentation des investissements des entreprises et sera de plus en plus soutenue par la consommation privée. Les ménages profitent en effet d'une augmentation de leur pouvoir d'achat, notamment en raison du "tax shift" du gouvernement fédéral, souligne la BNB. La croissance est moins soutenue en 2019 et 2020 en raison d'une hausse attendue des salaires et d'une régression des parts de marché à l'exportation.

La croissance belge reste en dessous du niveau de la zone euro, dont la croissance est estimée à 2,2% du PIB en 2017, même si l'écart se résorbe peu à peu.

Mais la Belgique se distingue par une création d'emplois plus importante proportionnellement à la croissance. Le marché du travail belge se porte en effet "très bien", des mots du gouverneur de la Banque nationale, Jan Smets.

En 2017, pas moins de 69.000 emplois auront été constitués. La création d'emplois continuera à croître ensuite, à un rythme moins soutenu: 54.000 postes en 2018, 38.000 en 2019 et 30.000 en 2020. Sur la période 2014-2020, 309.000 emplois auront été créés, selon la BNB. Le marché du travail a été stimulé par les mesures récentes comme la modération salariale et des réformes structurelles, avec à la clé un taux de participation plus élevé, en particulier des travailleurs âgés, selon la BNB.

Le taux de chômage devrait également baisser, passant de 7,8% en 2016 à 7,3% en 2017, puis 7% en 2018 et 6,9% en 2019-2020, soit un niveau proche de celui qui prévalait juste avant la crise.

Concernant l'inflation, elle devrait s'élever en 2017 à 2,2% avant de retomber à 1,6% à partir de 2018. La hausse des salaires ne devrait pas avoir pour effet de faire flamber les prix, mais tendrait plutôt à modérer les marges bénéficiaires.

Les finances publiques se sont par ailleurs améliorées par rapport aux précédentes projections. Le déficit budgétaire devrait être divisé par deux entre 2016 et 2017, passant de 2,5% du PIB en 2016 à 1,2% en 2017. Le déficit budgétaire passera ensuite à 1,3% en 2018 et 1,5% en 2019 et 2020.

Plusieurs éléments expliquent cette amélioration: la vigueur de l'emploi a un effet positif sur les recettes et les dépenses publiques; la contribution de la Belgique à l'Union européenne est moins importante que prévu; l'accord de l'été comprend des mesures d'épuration budgétaire; et les recettes de l'impôt des sociétés sont plus élevées qu'attendu en raison d'une hausse des versements anticipés des entreprises.

La Belgique réduit progressivement le poids des dépenses publiques, puisque celles-ci ne devraient pas dépasser les recettes d'ici 2020.

A politique inchangée, la dette publique devrait passer de 103,3% du PIB en 2017 à 100,5% en 2020.