La hausse des prix du pétrole atteignait mardi aux alentours de 5%, soutenue par un bond des ventes au détail aux Etats-Unis tandis que l'AIE prédit un rebond de la demande d'or noir l'an prochain.

  • Vers 14h35 GMT (16h35 à Paris), le baril de de WTI pour le mois de juillet gagnait 4,98% par rapport à la clôture de lundi, à 38,97 dollars, peu après avoir touché 39,06 dollars.
  • Celui de Brent de la mer du Nord pour livraison en août valait dans le même temps 41,62 dollars à Londres, soit une hausse de 4,78%.

Craig Erlam, analyste de Oanda, constate une évolution des cours du brut en ligne avec "l'appétit général pour le risque sur les marchés", orientés à la hausse après l'ouverture de Wall Street et de bons chiffres économiques aux États-Unis.

Les ventes au détail notamment ont rebondi de 17,7% en mai dans le pays, une hausse bien supérieure aux attentes des analystes et qui met fin à trois mois de repli, selon les données du département du Commerce publiées mardi.

Cette nouvelle "profite, entre autres, au pétrole brut", confirme Fawad Razaqzada, de Thinkmarkets.com.

Au rang des autres indicateurs, la production industrielle s'est également ressaisie en mai aux Etats-Unis après un plongeon historique le mois précédent, selon les données de la Réserve fédérale américaine (Fed).

Plus tôt dans la journée, c'est dejà la Banque centrale américaine qui avait porté les prix de l'or noir avec l'entrée en vigueur de son programme d'achat d'obligations d'entreprises allant jusqu'à 750 milliards de dollars.

Le marché a également accueilli mardi le rapport mensuel de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) qui prévoit un fort rebond de la demande pétrolière l'an prochain, limité cependant par les difficultés du secteur de l'aviation.

Dans ses premières prévisions pour 2021, elle anticipe un bond inédit de 5,7 millions de barils par jour (mbj) de la demande mondiale par rapport à 2020, année marquée par la pandémie de Covid-19.

A 97,4 mbj, la demande resterait toutefois toujours 2,4 mbj au-dessous du niveau de 2019, "essentiellement en raison de la faiblesse actuelle de la demande pour le carburéacteur et le kérosène", estime l'AIE dans son rapport sur le pétrole.

© AFP