Les cours du pétrole abordaient la fin de semaine en hausse, retrouvant des prix plus vu depuis près de neuf mois, portés par l'accord trouvé par les membres de l'Opep+ sur une augmentation graduelle de leur production d'or noir à partir de janvier.

Vers 10H30 GMT (11H30 à Paris), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en février gagnait 1,09% par rapport à la clôture de jeudi, à 49,24 dollars. Le Brent s'est rapproché plus tôt dans la séance de la barre symbolique des 50 dollars le baril, à 49,92 dollars, plus franchie depuis le 6 mars.

A New York, le baril américain de WTI pour le mois de janvier s'appréciait de 1,01% à 46,10 dollars.


"Les marchés pétroliers ont de quoi se réjouir" de l'accord trouvé la veille par l'Opep+, a réagi Han Tan, analyste de FXTM.

500 000 barils remis sur le marché dès janvier

Le groupe des treize membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) plus dix alliés producteurs, identifiés sous l'acronyme Opep+, se sont finalement mis d'accord jeudi pour "restituer progressivement" sur le marché les quelque 2 millions de barils par jour prévus en début d'année prochaine, en commençant par 500 000 barils quotidiens en janvier, à l'issue de quatre jours d'âpres négociations.

Cette décision fait donc passer le volume de pétrole brut retiré volontairement du marché par l'alliance de 7,7 millions de barils par jour à 7,2 millions au 1er janvier. Une annonce qui amende l'accord précédent arraché en avril, qui prévoyait une marche plus haute à 5,8 millions de barils par jour, jugée par beaucoup trop conséquente au vu d'un marché toujours déprimé par la pandémie de Covid-19.

Cet accord, "plus digeste pour l'économie mondiale, qui tente toujours de se remettre sur pied depuis la pandémie", a souligné Han Tan, permet aux deux cours de référence de revenir à des prix comparables au début du mois de mars de cette année.

Le sommet Opep+ d'alors s'était soldé sur un désaccord entre les deux poids lourds de l'alliance, la Russie et l'Arabie saoudite, et une courte mais intense guerre des prix avait précipité les prix du Brent et du WTI vers le bas.