Les prix du pétrole progressaient vendredi, avant la publication des stocks américains par l'Agence américaine d'information sur l'Energie (EIA) plus tard dans la journée, franchissant un nouveau plus haut en trois mois.

Vers 11H35 ce vendredi, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en février valait 68,16 dollars à Londres, en hausse de 0,35% par rapport à la clôture de jeudi.

A New York, le baril américain de WTI pour le même mois gagnait 0,37%, à 61,91 dollars.

L'or noir n'a plus atteint de tels niveaux depuis les attaques mi-septembre contre deux sites en Arabie saoudite, qui avaient fait flamber les prix.

La veille, après un journée de clôture pour Noël, le pétrole avait repris sa hausse du début de semaine, finissant en hausse de 0,93% pour le WTI et de 1,07% pour le Brent.

"Les prix du pétrole continuent leur hausse pendant cette période de vacances", a commenté Olivier Jakob, analyste de Petromatrix.

Après la publication des données de la fédération professionnelles American Petroleum Institute (API) jeudi, faisant état d'une baisse des stocks de brut américain de près de 8 millions de barils, les acteurs du marché attendent désormais ceux de l'EIA, considérés comme plus fiables.

Selon la médiane d'un consensus établi par l'agence Bloomberg, les analystes s'attendent à une baisse des stocks de brut de 1,5 million de barils, à une hausse de 1,6 million de barils pour ceux d'essence et à une augmentation de 600.000 pour les autres produits distillés (fioul de chauffage et gazole), pour la semaine achevée le 20 décembre.

"La baisse attendue des stocks de pétrole américains - même si elle n'est pas aussi forte que celle annoncée par l'API - ne devrait pas entamer cette tendance" à la hausse des cours, a poursuivi M. Jakob.