Vers 10H40 GMT (11H40 à Paris), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en janvier gagnait 0,97% par rapport à la clôture de jeudi, à 44,63 dollars.

A New York, le baril américain de WTI pour décembre, dont c'est le dernier jour de cotation, grimpait de 0,65% à 42,01 dollars.

Les deux cours de référence gagnaient autour de 4% depuis le début de la semaine.

"Les inquiétudes concernant la demande, qui pèsent sur les prix depuis le printemps, font maintenant place à des espoirs de reprise économique, grâce notamment au lancement imminent des vaccins", a expliqué Eugen Weinberg, analyste de Commerzbank.

Après les bonnes nouvelles sur l'efficacité spectaculaire des futurs vaccins de Pfizer et Moderna, c'était au tour du laboratoire britannique AstraZeneca jeudi d'annoncer des résultats encourageants de son vaccin chez les plus âgés, un signe positif pour la levée des restrictions de déplacement des biens et des personnes qui torpillent la consommation d'or noir.

"En revanche, la discipline de production de l'Opep+, le principal facteur de soutien de l'offre, pourrait s'essouffler", a prévenu M. Weinberg.

Les Émirats arabes unis, actuellement troisième producteur de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) après l'Arabie saoudite et l'Irak, "ont récemment fait preuve d'une certaine réticence à continuer à appliquer pleinement les réductions volontaires au-delà de la fin de l'année", a-t-il poursuivi.

Les membres de l'alliance de pays producteurs, connus sous l'acronyme Opep+, se retrouveront à la fin du mois pour décider des quantités de brut qui reviendront sur le marché au 1er janvier, ou plus tard.

La reprise des discussions budgétaires américaines étaient également de nature à soutenir les cours du brut, a estimé Jeffrey Halley, de Oanda.

Les équipes des élus démocrates et républicains du Sénat et de la Chambre des représentants se sont réunies jeudi après-midi pour aborder deux sujets, dont celui d'un plan de relance, selon une source démocrate au Congrès.