Les prix du pétrole ont reculé jeudi, lestés par l'absence de nouvelles baisses de la production des pays exportateurs de pétrole et par un possible apaisement des tensions entre l'Iran et les États-Unis.

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en novembre s'est établi à 60,38 dollars à Londres, en baisse de 0,7% (ou 43 cents) par rapport à la clôture de mercredi.

À New York, le baril américain de WTI pour livraison en octobre a terminé à 55,09 dollars, 1,2% (ou 66 cents) de moins que la veille.

Les membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), réunis jeudi à Abou Dhabi aux Emirats arabes unis, n'ont pas annoncé de réductions supplémentaires de la production d'or noir, indiquant toutefois respecter les baisses auxquelles ils se sont déjà engagés pour soutenir le marché.

"Le marché s'attendait à une position plus agressive du Comité ministériel de l'Opep, notamment avec les récentes annonces du nouveau ministre de l'Energie saoudien, mais ça n'a pas été le cas", a relevé John Kilduff d'Again Capital.

Nommé la semaine dernière par son père, le prince Abdel Aziz ben Salmane s'est en effet déclaré favorable lundi à une poursuite de la politique de baisse de la production de pétrole.

Les cours de l'or noir ont également été lestés par l'anticipation d'un apaisement des tensions entre Washington et Téhéran, dans le sillage du départ mardi du conseiller de Donald Trump à la sécurité nationale John Bolton, partisan d'une ligne dure contre l'Iran.

"Il y a des bruits de couloir autour d'une possible rencontre entre M. Trump et [le président iranien] Hassan Rohani, un allègement des sanctions américaines et une augmentation de l'offre iranienne en pétrole, au moins de manière temporaire", a détaillé M. Kilduff.

Pendant les échanges asiatiques, les cours avaient toutefois augmenté, avant d'effacer leurs gains, "aidés par les attentes autour d'une nouvelle amélioration des relations entre Washington et Pékin", a expliqué Carlo Alberto De Casa, analyste chez ActivTrades.

Le président américain a en effet annoncé mercredi qu'il reportait au 15 octobre la hausse des tarifs douaniers portant sur 250 milliards de dollars de biens importés de Chine "en signe de bonne volonté" alors que négociateurs américains et chinois reprennent début octobre leurs tractations.

Jeudi, le locataire de la Maison Blanche a annoncé dans un tweet que Pékin s'apprêtait à acheter un grand nombre de produits agricoles américains.

Une amélioration des relations commerciales entre les deux géants économiques serait a priori bénéfique pour l'économie mondiale et donc pour la demande d'or noir.