Vers 10H45 GMT (11H45 à Paris), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en janvier perdait 1,04% par rapport à la clôture de mercredi, à 43,88 dollars.

A New York, le baril américain de WTI pour décembre lâchait 1,58% à 41,16 dollars.

"Les données sur les stocks américains ainsi que les restrictions (de déplacement) actuelles liées au Covid-19" pèsent sur les prix, a estimé Eugen Weinberg, analyste de Commerzbank.

Les chiffres hebdomadaires sur les stocks américains publiés mercredi par l'Agence américaine d'information sur l'Energie (EIA) se sont avérés mitigés puisqu'en hausse de 800.000 barils au 13 novembre.

"Comme les vaccins ne sont pas pour tout de suite et que le virus continue à se propager aux États-Unis, les stocks pourraient continuer à s'accumuler au cours de l'hiver et exercer une forte pression sur les prix", a pointé Neil Wilson, de Markets.com.

Les Etats-Unis ont atteint mercredi la barre des 250.000 décès attribués au Covid-19 depuis le début de la pandémie, selon le comptage de référence de l'université Johns Hopkins. Et l'épidémie est sensiblement repartie à la hausse depuis quelques semaines chez le premier consommateur d'or noir.

A cela s'ajoutent "les tensions au sein de l'Opep+" a continué M. Weinberg.

L'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et leurs alliés via l'accord Opep+ se sont dits "prêts à agir" mardi pour maintenir un équilibre entre l'offre et la demande d'or noir, à l'issue de leur réunion mensuelle.

Les membres de l'alliance des producteurs se retrouvent à la fin du mois pour décider des quantités de brut qui reviendront sur le marché au 1er janvier, ou plus tard, dans ce qui s'annonce comme le prochain "grand événement à risque pour le pétrole", a jugé Jeffrey Halley, de Oanda.