Placements & Marchés

Le prix du baril de pétrole new-yorkais a affiché mercredi à la clôture sa plus forte hausse sur une séance depuis novembre 2016, rebondissant au surlendemain d'un plongeon.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en février a bondi de 3,69 dollars, ou 8,7%, pour finir à 46,22 dollars, restant toutefois très loin de ses récents pics.

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en février gagnait de son côté 3,98 dollars ou 7,9% à 54,45 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres vers 19H50 GMT, à quelques minutes de la clôture.

"La raison numéro un (du rebond des cours) vient de la récupération des pertes massives subies lundi", a relevé Andy Lipow de Lipow Oil Associates.

Après avoir plongé la semaine dernière, les cours avaient de nouveau chuté lundi, le WTI perdant 6,7% et le Brent 6,2%, affectés par les turbulences à Wall Street ainsi que par une potentielle surabondance de l'offre de pétrole.

"Le marché des actions est plus robuste mercredi, et cela fait rebondir dans le même temps les cours du pétrole", a noté Matt Smith de ClipperData.

La Bourse de New York, qui vient de vivre sa pire semaine depuis 2018 et a de nouveau chuté lundi, connaissait également un mouvement de net rebond mercredi, les trois principaux indices de Wall Street prenant plus de 2% à une heure de la clôture.

Les cours du brut à New York et Londres demeuraient tout de même en retrait de plus de 35% par rapport à leur récent pic du mois d'octobre, et évoluaient à leur plus bas niveau depuis la fin de l'été 2017.

Du côté des pays producteurs, "l'Opep (l'Organisation des pays exportateurs de pétrole) évoque une réunion extraordinaire pour envoyer un message clair: que leurs membres ne peuvent plus supporter la chute des cours et qu'ils sont prêts à tout pour l'interrompre", a affirmé Phil Flynn de Price Futures Group.

Le récent plongeon du prix du baril affecte lourdement les finances des membres de ce cartel, qui a déjà décidé début décembre, en compagnie notamment de son partenaire russe, de réduire sa production de 1,2 million de barils par jour à partir du 1er janvier pour soutenir les prix et résorber l'excédent d'or noir sur le marché.

"On sent une nervosité de la part de ces pays qui voient les prix bas du pétrole grignoter leurs budgets", a indiqué M. Lipow.