Le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis va démarrer une tournée des capitales européennes cette semaine, en commençant par Paris, dans l'objectif de convaincre ses créanciers de desserrer les contraintes budgétaires imposées à la Grèce.

Le dirigeant élu début juillet va entamer sa tournée par une rencontre avec le président français Emmanuel Macron jeudi après-midi à Paris.

Lors de ce déplacement, sa "première visite bilatérale après le traditionnel déplacement à Chypre", il évoquera l'ensemble des dossiers européens, bilatéraux et liés à la région de la Méditerranée orientale", a indiqué l'Elysée lundi.

Mitsotakis s'entretiendra ensuite avec la chancelière allemande Angela Merkel à Berlin le 29 août et avec le Premier ministre hollandais Mark Rutte le 2 septembre.

Son ministre des Finances, Christos Staikouras, a affirmé au Financial Times durant le week-end que le gouvernement allait mettre rapidement en place un programme de réduction des impôts et de privatisations visant à encourager la croissance, rassurer les investisseurs, et "engager l'économie dans une spirale vertueuse".

En échange, le nouveau Premier ministre espère obtenir un relâchement des contraintes budgdétaires que le précédent gouvernement de gauche s'était engagé à respecter, à commencer par l'obligation de dégager un excédent primaire annuel (hors charge de la dette) équivalent à 3,5% du PIB jusqu'en 2022. Et ce afin de lui permettre de réduire sa très lourde dette publique, à 335 milliards d'euros l'an dernier, soit 180% de son PIB.

Avant sa victoire, le Premier ministre avait exprimé sa confiance dans la possibilité de convaincre ses créanciers de se montrer indulgents, alors que le pays ne bénéficie plus d'assistance financière de l'Union européenne et du Fonds monétaire international (FMI) depuis un an.

"J'ai dit à mes partenaires européens que si nous sommes capables de mettre en place de vraies réformes, nous devrions être récompensés par des objectifs d'excédents primaires plus modestes, au moins en 2021 ou 2022", avait-il affirmé à la chaîne de télévision financière américaine CNBC plus tôt dans l'année.