Les marchés financiers étaient d’humeur maussade ce mercredi. Un peu partout en Europe, mais aussi à Wall Street, les indices boursiers ont terminé dans le rouge avec des reculs prononcés en début de séance, plus modérés à la clôture.

Car même si la situation sanitaire s’améliore dans de nombreux pays au gré des campagnes de vaccination et des phases de déconfinement laissant augurer une croissance économique plus tonique, les investisseurs se font désormais du mouron en raison de la résurgence de l’inflation.

La nervosité restera de mise

Une hausse des prix qui pourrait à terme ouvrir la voie à un durcissement de la politique monétaire américaine mais aussi sur le Vieux Continent, hypothéquant dans la foulée… la vigueur de la reprise. Tous les regards étaient donc tournés en début de soirée vers les États-Unis avec le compte rendu du dernier rapport de la Réserve fédérale américaine (Fed), les observateurs financiers y guettant le moindre indice d’un prochain tour de vis monétaire. Et il se confirme que certains responsables de la Fed pensent que des progrès rapides de l’économie du pays justifieraient de commencer à mettre en place un plan pour resserrer les conditions monétaires, actuellement très accommodantes, selon les minutes de leur dernière réunion, publiées mercredi.

"Un certain nombre de participants ont estimé que si l’économie continuait de progresser rapidement vers les objectifs de la Fed, il serait peut-être opportun, à un moment donné lors des prochaines réunions, de commencer à discuter d’un plan pour ajuster le rythme des achats d’actifs", détaille le document.

C’est la première fois que les responsables de la Fed envisagent de réduire leur soutien à l’économie américaine. Son président Jerome Powell n’a de cesse d’assurer qu’il faudra plus qu’un début de reprise économique pour relever les taux d’intérêt, actuellement dans une fourchette de 0 à 0,25 %, et réduire les achats de bons du Trésor et autres actifs qui s’élèvent à 120 milliards de dollars par mois. Il martèle qu’il veut attendre de retrouver le plein emploi et que l’inflation dépasse 2 % pendant un certain temps, pour commencer à envisager de réduire le soutien à l’économie américaine.