Tout comme Wall Street hier soir, les Bourses asiatiques étaient de nouveau en chute libre à la clôture ce vendredi. Les craintes quant à une potentielle pandémie du coronavirus continuent d'effrayer les investisseurs, impactant les marchés du monde entier.

La Bourse de Tokyo a essuyé une nouvelle chute massive vendredi, plombée par les répercussions du coronavirus sur l'activité économique internationale.

A l'issue des transactions, l'indice Nikkei des 225 valeurs vedettes a lâché 3,67%, soit plus de 800 points, à 21.142,96 points, et l'indice élargi Topix a dévissé dans des proportions voisines (-3,65%) à 1.510,87 points.

"Les actions japonaises subissent inévitablement la déroute du marché américain", a réagi pour l'AFP Seiichi Suzuki, analyste de l'Institut Tokai Tokyo Research, précisant ignorer quand la dégringolade s'arrêtera.

Wall Street a de nouveau lourdement chuté jeudi, le Dow Jones s'effondrant de près de 1.200 points (-4,42%), sur un marché toujours affolé par la propagation du coronavirus dans le monde.

La Bourse de Shanghai clôture en chute de 3,71 %, Shenzhen dévisse de presque 5%

Wall Street connait sa pire semaine depuis la crise de 2008

Aux Etats-Unis, alors que Donald Trump,  réclame depuis des mois une baisse des taux d'intérêt, mais c'est sans doute le nouveau coronavirus qui aura finalement raison de l'attentisme de la Fed.

Face aux risques - encore incertains - que pose l'épidémie de Covid-19 à la première économie du monde, les marchés parient en majorité sur deux baisses des taux cette année, là où quelques jours auparavant ils n'en voyaient aucune à l'horizon.

La Banque centrale américaine avait entamé en décembre une pause, laissant ses taux entre 1,50 et 1,75% après trois baisses. Et son président semblait enclin à en rester là pour un moment.

Mais le nouveau coronavirus, qui s'est propagé plus rapidement cette semaine, pourrait changer la donne. Même si, contre l'avis de nombreux experts, Donald Trump affirme que le risque de propagation aux Etats-Unis est "très faible".

La panique a même gagné les places boursières: Wall Street connaît sa pire semaine depuis la crise financière de 2008, et les investisseurs se tournent vers des valeurs sûres, comme la dette américaine qui a atteint des niveaux historiquement bas.

En Europe, après la dégringolade des derniers jours, les indices devraient être en baisse à Paris, Francfort, Londres et Bruxelles où le Bel 20 a signé, ce jeudi, sa pire séance depuis le 24 juin 2016.