Après avoir gagné 3,88 % la semaine précédente, la Bourse de Bruxelles subissait des prises de bénéfices ce lundi et descendait en continu alors que ses voisins enregistraient un rebond peu après l'ouverture, également négative, de Wall Street. Il est repassé de peu sous les 3 700 points avant de confirmer une baisse de 1,37 % à 3 710,28 points avec 17 de ses éléments dans le rouge. arGEN-X (222,00) emmenait ceux-ci en plongeant de 5,61 % devant ING (8,05) qui chutait de 2,91 % en compagnie de KBC (59,52) et Ageas (45,86) négatives de 0,83 et 0,07 %.

La Bourse de Francfort a fini en baisse, le Dax cédant 0,80 % dans un marché prenant ses bénéfices pendant qu'il craint des retards dans la résolution de la crise liée au Covid-19. L'indice vedette a reculé de 112,87 points, à 13.936,66 points, après avoir fini vendredi au-dessus des 14.000 points pour la première fois de son histoire. Le MDax des valeurs moyennes a de son côté lâché 0,81 %, à 31.102,20 points.

Les investisseurs s'inquiètent désormais des mutations du coronavirus, qui sont détectées en dehors de la Grande-Bretagne et de l'Afrique du Sud, en France notamment. En Allemagne, la chancelière Angela Merkel prévient que le pire est encore à venir en attendant l'effet des campagnes de vaccination. Le marché n'est pas pour autant prêt à céder à un nouveau vent de panique comme au printemps.

La Bourse de Paris s'est accordée une pause après une semaine faste, perdant 0,78 % au terme d'une séance où les investisseurs se sont aussi également inquiétés du regain de contaminations au Covid-19. L'indice CAC 40 a lâché 44,45 points pour terminer à 5.662,43 points.

L'indice parisien s'était envolé de 2,80 % lors de la semaine précédente, sa meilleure semaine depuis la mi-novembre, sur fond d'optimisme au sujet d'un prochain plan de relance de l'économie américaine par le futur président Joe Biden.

La Bourse de Londres a terminé en baisse de 1,09 %, après un début d'année en fanfare et dans un marché préoccupé par la pandémie. A la clôture, l'indice FTSE-100 des principales valeurs a perdu 74,78 points à 6.798,48 points. Le marché britannique a marqué une pause après avoir fortement progressé tout au long de la semaine écoulée.

"Après l'euphorie de la semaine dernière sur les marchés, les investisseurs se rendent compte que les cas de Covid au Royaume-Uni restent à des niveaux élevés, tandis qu'ils augmentent également en Allemagne et en Chine par exemple", souligne Russ Mould, analyste chez AJ Bell.

Valeurs de clôture du 11 janvier 2021 des actions qui composent le Bel 20 à la Bourse de Bruxelles :

  • AB InBev - 56,61 (57,86)
  • Ackermans - 127,80 (128,40)
  • Aedifica - 96,40 (98,10)
  • Ageas - 45,86 (45,89)
  • Aperam - 36,97 (37,33)
  • arGEN-X - 222,00 (235,20)
  • Barco - 19,09 (19,26)
  • Cofinimmo - 123,40 (123,60)
  • Colruyt - 48,80 (48,85)
  • Galapagos - 83,00 (84,08)
  • GBL - 84,50 (85,60)
  • ING - 8,05 (8,29)
  • KBC - 59,52 (60,02)
  • Proximus + 16,77 (16,72)
  • Sofina - 270,50 (275,00)
  • Solvay + 101,80 (100,90)
  • Telenet - 34,54 (34,74)
  • UCB - 86,60 (87,14)
  • Umicore + 44,35 (44,06)
  • WDP - 28,44 (28,66)

L'avis du Broker pour Solvay, Umicore et Bekaert

Solvay (+0,9 % à 101,8 euros) a été particulièrement entouré en ce début d’année. Tout d’abord, Berenberg a remonté sa recommandation de « conserver » vers « acheter » avec un objectif grimpant vers 125 euros, l’analyste soulignant la valorisation particulièrement attractive par rapport à ses principaux concurrents. « La forte performance opérationnelle dégagée en 2020 réfute l’argument que la décote du titre se justifie ». De son côté, JP Morgan Cazenove (« surpondérer ») a remonté son objectif vers 115 euros tout en soulignant que le groupe franco-belge était son préféré au sein du secteur chimique européen. « Les perspectives sont en train de s’améliorer pour de nombreux secteurs clients du groupe ». Enfin, Citi Research (« neutre ») a fait grimper son objectif de 84 vers 98 euros.

Umicore (+0,7 % à 44,35 euros) a vu son objectif relevé de 35 vers 39 euros chez Deutsche Bank, qui a confirmé son avis à « conserver ». L’analyste a adapté son modèle suite à la hausse des objectifs annoncée par la direction durant le mois de décembre, et provoquée par un redressement de l’industrie automobile en Chine. « A moyen terme, nous pensons que la guerre des prix dans les cathodes justifie le maintien d’une approche prudente ».

Bekaert (-1,7 % à 29,08 euros) a été confirmé à « accumuler » chez KBC Securities, avec un objectif grimpant de 28 vers 32 euros. L’analyste souligne que la fermeture d’une unité de production au Canada confirme la volonté d’adapter la structure de coûts pour soutenir structurellement les marges bénéficiaires.