Les places boursières étaient très dispersées ce mardi à la fermeture alors que la Bourse de New York reculait légèrement à l'ouverture, les investisseurs restant en retrait avant des réunions de banques centrales et de nouvelles informations sur le front commercial.

  • La Bourse de Paris a terminé sans direction mardi (+0,08%), restant sur la réserve à deux jours d'une réunion de la Banque centrale européenne (BCE) dont les investisseurs attendent de nouvelles mesures de soutien monétaire.

L'indice CAC 40 a grappillé 4,24 points à 5.593,19 points, dans un volume d'échanges important de 4,4 milliards d'euros. La veille, il avait fini en petite baisse de 0,27%.

La cote parisienne a démarré stable avant de céder du terrain et de revenir s'ancrer à l'équilibre.

"Nous avons des marchés qui évoluent un petit peu en ordre dispersé avec l'Europe qui se maintient plutôt bien mais les Etats-Unis qui sont dans le rouge", a souligné auprès de l'AFP Alexandre Baradez, un analyste de IG France.

Cela montre, a-t-il poursuivi, que "le marché européen, pour l'instant, reste axé sur des questions de politique monétaire, voire de relance budgétaire" alors que les "investisseurs américains prennent leurs gains, notamment sur les valeurs technologiques (Microsoft, Alphabet)".

"Le marché est attentiste mais reste globalement positif, il n'y a pas vraiment d'aversion au risque par rapport" à la réunion de la Banque centrale européenne (BCE) de jeudi, même si "clairement le marché en attend" un certain nombre de choses", a complété M. Baradez.

Les investisseurs tablent en effet sur l'annonce, par l'institution de Francfort, d'un ensemble de mesures visant à stimuler l'économie: "l'annonce d'un nouveau QE (pour "Quantitative Easing", soit un programme de rachats de dette publique et privée, NDLR), une baisse de taux et des mesures qui accompagneront tout cela pour limiter les effets négatifs, notamment sur les banques", a détaillé l'expert.

  • La Bourse de Londres a terminé en hausse de 0,44% mardi, après avoir ouvert en baisse, accueillant positivement de bonnes statistiques sur l'emploi.

L'indice FTSE 100, qui regroupe les principales valeurs, a gagné 0,44% à 7.267,95 points (+32,14 points).

"La situation économique n'est pas aussi mauvaise qu'on le craignait à en juger par les dernières données économiques. Les salaires britanniques par exemple sont ressortis meilleurs que prévu, tout comme les chiffres sur l'industrie manufacturière, la construction et le PIB", commente Faward Razaqzada, analyste du site Forex.com.

Le taux de chômage est tombé à 3,8% fin juillet, contre 3,9% fin juin, soit son plus faible niveau depuis 1974. De son côté, la progression des rémunérations sur un an atteint son rythme le plus élevé depuis 2008 à 4,0%, si l'on inclut les bonus.

Lundi, le rebond de la croissance en juillet (+0,3%) avait déjà agréablement surpris les investisseurs, éloignant au moins temporairement le risque immédiat d'une récession après une contraction de l'économie de 0,2% au deuxième trimestre.

Côté Brexit, la suspension du Parlement décidée par Boris Johnson est entrée en vigueur mais le flou persiste entre la probabilité d'une élection anticipée et une sortie sans accord de l'UE toujours pas écartée

  • La Bourse de Francfort a fini en hausse mardi, le Dax gagnant 0,35% dans un marché tiré par l'espoir de voir les banques centrales stimuler l'économie en zone euro comme aux Etats-Unis.

L'indice vedette a terminé sur une progression de 42,61 points à 12.268,71 points, tandis que le MDax des valeurs moyennes avançait de 0,46% à 25.883,49 points.

Les investisseurs misent sur des décisions allant "au-delà d'une baisse de taux d'intérêt" de la Banque centrale européenne jeudi. Ils tablent sur la relance des vastes rachats de dette publique et privée, explique Jochen Stanzl, analyste chez CMC Markets.

Ils espèrent par ailleurs voir la Réserve fédérale américaine poursuivre la semaine suivante son propre cycle de réduction des taux d'intérêt, "bien que l'économie et le marché du travail se portent bien", poursuit M. Stanzl.