Mis à rude épreuve depuis lundi, les marchés européens ont à nouveau ouvert en baisse ce vendredi pour terminer une des pires semaines boursières depuis la crise de 2008.

Voici les premiers éléments à l'ouverture :

Le Bel 20 qui avait perdu près de 11% depuis le début de la semaine, accusait une nouvelle décote de 5,1% vers 11H00 en s'inscrivant à 3.453 points avec tous ses éléments dans le rouge, emmenés par arGEN-X (119,60) et Galapagos (184,88) qui plongeaient de 10,6% et 7%. Il subissait aussi la pression de son poids-lourd AB InBev (52,04) qui chutait de 5,5%.

La Bourse de Paris dévisse de 3,36% à 5.310,82 points à l'ouverture, un niveau plus vu depuis fin août 2019, alors que la propagation du coronavirus semblait difficile à endiguer.

A l'ouverture, l'indice CAC 40 s'enfonçait de 184,78 points à 5.310,82 points. La veille, il avait déjà accusé de lourdes pertes de 3,32%, repassant sous les 5.500 points.

A l'ouverture, la Bourse de Londres chutait de plus de 3%, l'indice FTSE-100 des principales valeurs perdait 3,05% soit 207,03 points à 6.589,39 points. Depuis le début de la semaine, il dégringole désormais de près 11%.

A la Bourse de Francfort, le Dax lâche 3,85% à l'ouverture, plus de 12% depuis lundi.

La Bourse de Milan ouvre en recul de plus de 3%, le FTSE Mib cédait 3,08% à 22.096 points.

La Bourse de Madrid a ouvert en recul de plus de 3%, l'indice vedette Ibex 35 chutait de 3,11% à 8.706,7 points, en chute de plus de 11% sur une semaine.

Hier soir, à la clôture, les places européennes avaient de nouveau plongé après avoir timidement rebondi la veille, dans la foulée d'un début de semaine cauchemardesque.

"Nous sommes à un moment décisif"

Avant même l'ouverture des marchés, les analystes évoquaient une "ouverture sanglante" à la Bourse de Paris vendredi matin, au terme d'une semaine qui a vu l'indice parisien plonger sous les 5.500 points.

Le contrat à terme sur le CAC 40 s'effondrait de 4,08% une quarantaine de minutes avant l'ouverture de la séance. La veille, il avait fini en très forte baisse de 3,32% à 5.495,60 points, repassant sous les 5.500 points.

Wall Street a également lourdement chuté jeudi, le Dow Jones s'effondrant de près de 1.200 points.

"La chute des actions s'est accélérée hier, les marchés européens ayant connu leur pire séance de la semaine" avec des pertes au-delà de 3% "alors que de plus en plus de pays ont signalé de nouveaux cas de coronavirus", a relevé pour sa part Michael Hewson, un analyste de CMC Markets.

Ainsi le mois de février pourrait, selon lui, enregistrer la pire performance pour les marchés actions depuis l'épisode de volatilité de la fin de l'année 2018.

Si la Chine était jusqu'à peu l'unique foyer mondial de coronavirus, le risque s'est démultiplié avec l'émergence de nouveaux pays-sources comme la Corée du Sud, l'Iran et l'Italie. Un premier cas a en outre été signalé aux Pays-Bas, au Nigeria et en Nouvelle-Zélande.

"Nous sommes à un moment décisif", a assuré le patron de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, soulignant qu'au cours des deux derniers jours, le nombre quotidien de nouvelles personnes contaminées dans le monde avait été supérieur à celui enregistré en Chine, où le virus est apparu en décembre.

© AFP