Les Bourses européennes prolongeaient leur rebond de la veille mardi à la mi-journée, au moment où le G7 s'est dit prêt à agir y compris par des mesures budgétaires pour soutenir les marchés et l'économie mis à mal par le nouveau coronavirus.

  • A la Bourse de Bruxelles, l'indice Bel 20 progresse de 2,2% à 3600 points
  • A Paris, le Cac 40 gagne 1,25% à 5399 points
  • A Francfort, l'indice Dax se renchérit de 1,92% à 12086 points
  • Sur le marché amstellodamois, l'AEX prend 2,14% à 553 points
  • A Londres, l'indice FTSE 100 affiche +1,82% à 6775 points

De son côté, Wall Street s'apprêtait à ouvrir dans le vert. Le contrat à terme sur l'indice vedette Dow Jones Industrial Average gagnait 0,28%, celui de l'indice élargi S&P 500 de 0,08% et celui du Nasdaq, à forte coloration technologique, de 0,54%.

Le rebond traduit les espoirs que les investisseurs ont placé dans la téléconférence des ministres des Finances et des banquiers centraux des pays membres du G7 pour coordonner leur action face à l'épidémie de Covid-19 qui menace sérieusement l'économie mondiale.

"Les ministres des Finances du G7 sont prêts à agir, y compris à prendre des mesures budgétaires si c'est approprié, pour (...) soutenir l'économie", selon le communiqué publié à la suite de cette conférence téléphonique.

Les banquiers centraux s'engagent de leur côté à "continuer à accomplir leurs mandats", c'est-à-dire à "soutenir la stabilité des prix et la croissance économique tout en maintenant la résilience du système financier", selon ce texte.

Selon l'OCDE, la croissance mondiale ne devrait pas dépasser 2,4% cette année, et l'économie planétaire pourrait même connaître une récession au premier trimestre à cause de l'épidémie.

La banque centrale australienne été la première mardi à annoncer une baisse de son taux d'intérêt à 0,5% contre 0,75%, soit le plus bas historique.

"Les institutions monétaires et fiscales apparaissent donc prêtes à intervenir. Il va sans dire que la réunion téléphonique du G7 des banquiers centraux et des ministres des Finances prévue ce mardi 3 mars donnera la tonalité de la réactivité de nos institutions économiques", écrit Benjamin Melman, directeur des Gestions de Edmond de Rothschild Asset Management, dans une note.