Les bourses européennes repartent dans le vert, s'inspirant de la clôture de Wall Street dans l'attente des détails du plan de soutien économique promis par le président Trump pour faire face à l'épidémie de coronavirus.

La bourse de Bruxelles a ouvert mercredi avec un net bénéfice de plus de 3 %. L'indice Bel20 est de +3,3 % aux alentours de 9h45. Toutes les actions de l'indice sont en vert.

La Bourse de Paris redressait la barre (+2,10%), attendant avec empressement l'intervention de la Banque centrale européenne prévue jeudi et la présentation détaillée du plan de soutien à l'économie américaine promis par Donald Trump. A 09H13 (08H13 GMT), l'indice CAC 40 prenait 97,17 points à 4.733,78 points. La veille, la cote parisienne avait échoué à rebondir après le lundi noir, finissant dans le rouge (-1,51%).

Au lendemain du "lundi noir" des Bourses mondiales, le Dax à Francfort a rebondi (+1,76%), tandis que Londres prenait 1,48% en début de séance. Milan et Madrid avançaient même de plus de 2% en matinée.

Surprise du jour: une semaine après l'intervention précoce de la Réserve fédérale américaine, la Banque d'Angleterre (BoE) a annoncé mercredi une réduction de ses taux à 0,25% afin d'aider l'économie britannique à faire face à l'épidémie de coronavirus. Cette baisse est la plus importante depuis début 2009, soit en pleine crise financière internationale.

De facto, la Banque centrale européenne sera attendue au tournant jeudi alors que les mesures restrictives se multiplient en Europe pour faire face au coronavirus.

"Pour être crédible, la BCE va devoir sortir le bazooka lors de sa réunion de jeudi, mais le risque est très élevé, étant donné les attentes importantes des investisseurs, qu'on assiste à une déception", estime Christopher Dembik, responsable de la recherche économique chez Saxo Banque.

Les acteurs de marché attendaient également de pied ferme que l'administration Trump présente le plan de soutien à l'économie, initialement annoncé pour mardi. Pour l'instant, seule la mesure phare a été dévoilée: une réduction, voire une suppression, des charges salariales jusqu'à la fin de l'année. Une ville de la banlieue de New York, New Rochelle, va être placée en confinement.

"Le risque d'une contagion importante du coronavirus aux Etats-Unis alors que le système hospitalier est défaillant pourrait enclencher une nouvelle vague de baisse boursière touchant quasiment tous les secteurs d'activité", prévient M. Dembik.