Les cours du pétrole étaient en légère hausse lundi, soutenus par l'accord des membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et leurs alliés obtenu samedi et garantissant en juillet la prolongation des coupes de production de mai et juin. 

  • Vers 09h30 GMT (11h30 à Bruxelles), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en août valait 42,71 dollars à Londres, en hausse de 0,97% par rapport à la clôture de vendredi.

A New York, le baril américain de WTI pour le mois de juillet gagnait 0,78%, à 39,86 dollars. La référence américaine a franchi en cours de séance asiatique la barre des 40 dollars, une première depuis le 6 mars.

Les prix du pétrole "commencent la semaine dans le vert, les investisseurs se félicitant de l'accord conclu par l'Opep+ au cours du week-end", a estimé Carlo Alberto De Casa, analyste d'Activtrades.

Les membres de l'Opep et leurs alliés, dont la Russie, se sont accordés samedi pour prolonger en juillet la réduction historique de production à laquelle ils s'astreignent depuis le 1er mai.

Face à la chute brutale de la demande et des prix du brut, les membres du cartel et leurs partenaires s'étaient engagés le 12 avril à une réduction historique de leur production de 9,7 millions de barils par jour (mbj) pour les mois de mai et de juin, qui devait passer à 7,7 mbj à compter du 1er juillet.

Elle sera finalement de 9,6 mbj pour le mois de juillet, la légère différence s'expliquant par la position du Mexique qui refuse de se plier à l'effort du groupe.

"Le prix du WTI a maintenant atteint le seuil psychologique de 40 dollars et le sentiment général reste positif", a ajouté l'analyste d'Activtrades.

Les signes "d'une amélioration de la demande mondiale et d'une reprise économique plus rapide que prévu devraient continuer à soutenir les prix du pétrole", a complété Ipek Ozkardeskaya, de Swissquote Bank.

Par ailleurs, la Compagnie nationale de pétrole (NOC) a annoncé dimanche la reprise de la production sur l'un des plus importants champs pétroliers de Libye, bloquée depuis janvier par les forces alliées au maréchal Khalifa Haftar, homme fort de l'est du pays.