"Les actions montaient dans les premières heures de la séance mais leur avancée s'est ensuite affadie", constate David Madden, analyste marchés en chef pour CMC Markets UK. "Le début de séance poussif des Etats-Unis a retiré l'envie aux investisseurs de faire monter les marchés européens", ajoute l'expert.

  • A mi-séance à Wall Street, le Dow Jones perdait 0,39%, le Nasdaq 1,32% et le S&P 500 0,81%.

Malgré une séance dans le vert mercredi, l'indice parisien reste en baisse de plus de 3% sur la semaine, en raison d'un lourd plongeon lundi sur fond d'inquiétudes liées à la résurgence de Covid-19 en Europe.

Plusieurs chiffres symboliques ont été dépassés en ce début de semaine dans le monde concernant le bilan du Covid-19, montrant l'étendue de la crise sanitaire: 5 millions de cas confirmés en Europe, 200.000 morts aux Etats-Unis et 90.000 en Inde.

L'Espagne a logiquement présenté mercredi un PIB en baisse de 17,8% au deuxième trimestre par rapport au trimestre précédent, énième pays dans le monde a présenter une facture du Covid-19 très salée.

Siemens et Atos prolongent leur partenariat

Siemens a baissé de 0,60% à 112,34 euros le jour de l'annonce de la prolongation pour cinq ans de son partenariat avec Atos (+1,32% à 69,06 euros) dans le cadre d'un contrat à 5 milliards d'euros portant sur la cybersécurité et le "cloud".

L'aérien rate son rebond

Très bien parties en début de séance après un début de semaine particulièrement négatif, les valeurs aéronautiques ont pour nombre d'entre elles raté leur redécollage: Airbus a baissé de 0,93% à 61,79 euros, Air France-KLM de 0,12% à 3,24 euros, mais Lufthansa a avancé de 1,58% à 7,56 euros en Allemagne.

Le feuilleton Suez-Veolia continue

Le bras de fer a continué entre Suez (-0,33% à 14,90 euros) et Veolia (+0,57% à 18,38 euros) sur la tentative de rachat du premier par le second. Suez a dénoncé "la casse sociale" que représenterait l'opération de son point de vue, en entraînant le licenciement de 10.000 personnes dans le monde. Veolia a contesté ces chiffres, se disant prêt par ailleurs à discuter avec Engie sur son offre, y compris le prix.

Le point à la clôture:

La Bourse de Francfort a clôturé en hausse mercredi, le Dax gagnant 0,39%. L'indice vedette a gagné 48,58 points à 12.642,97 points, tandis que le Mdax des valeurs moyennes a pris 0,66% à 26.775,95 points;

La Bourse de Paris a avancé de 0,62% mercredi. L'indice CAC 40 a pris 29,42 points à 4.802,26 points. Les principaux indices européens ont eux aussi affiché une hausse relativement modeste;

La Bourse de Londres a terminé en nette hausse mercredi. L'indice FTSE-100 des principales valeurs a pris 1,20% à 5.899,26 points.

Avis de brokers pour Telenet, Proximus, Ontex

Telenet (+1,2% à 31,9 euros) a enregistré pas moins de trois révisions favorables au niveau de ses recommandations sur la séance de mercredi, de "conserver" vers "acheter" tant chez KBC Securities (objectif maintenu à 40 euros) que chez Citi Research (objectif relevé vers 37 euros), et de "neutre" vers "surpondérer" chez Morgan Stanley (objectif maintenu à 45 euros). Chez ce dernier courtier, l’analyste met en avant le dividende élevé et la valorisation attractive du titre. A noter également que Citi Research a descendu son avis sur Proximus (-3,6% à 15,72 euros) d’"acheter" vers "conserver" avec un objectif descendu vers 17 euros. "Le potentiel haussier est aujourd’hui limité sur le premier groupe belge, tandis que le marché surestime les risques sur Telenet".

Ontex (+0,9% à 11,88 euros) a été confirmé à "acheter" chez Kepler Cheuvreux, avec un objectif ajusté de 20 vers 17 euros. L’analyste souligne que la direction est en train de traverser une passe difficile, avec des actionnaires mécontents et un endettement élevé. "Il ne semble pas opportun de se lancer aujourd’hui dans de coûteuses opérations de croissance externe. Dans le même temps, l’acquisition de Domtar pourrait être une bonne affaire d’un point de vue stratégique afin d’obtenir une taille suffisante sur le marché américain ». Il souligne toutefois que trouver le financement pour une telle opération risque de s’avérer difficile dans les circonstances actuelles. « L’action reste sous-évaluée, mais reconstruire la confiance des investisseurs nécessitera du temps et une amélioration des résultats opérationnels", voire même des changements au niveau de l’équipe dirigeante.

G.Se.