Les marchés européens ont débuté la semaineen forte hausse, galvanisés par des propos du président de la Fed, la hausse du pétrole, l'espoir d'avancées sur un vaccin et autour d'un plan de relance européen de 500 milliards d'euros.

"Le gros rebond" de ce lundi a été "en grande partie alimenté par l'intervention de Jerome Powell dans la nuit sur la chaîne CBS", qui a "tranché avec son intervention à la tonalité plus pessimiste de la semaine dernière", a souligné auprès de l'AFP Alexandre Baradez, analyste chez IG France.

Le président de la Réserve fédérale américaine (Fed) a déclaré que l'institution "n'était pas à court de munitions, loin de là", ce qui indique que "s'il y a besoin de soutenir encore plus l'économie et les marchés", la banque centrale américaine se tient prête, a-t-il complété.

Et la proposition faite par la France et l'Allemagne, peu avant la clôture, d'un plan de relance de 500 milliards d'euros face à l'impact économique du nouveau coronavirus, qui ouvrirait la voie à une mutualisation des dettes sur le Vieux Continent, a contribué à accélérer le mouvement haussier.

Avant cela, la hausse des prix du pétrole "a aussi eu un effet (positif) sur le marché", selon M. Baradez.

Le prix du baril de référence aux Etats-Unis a ainsi franchi dès le début de séance le seuil symbolique des 30 dollars, une première depuis le 17 mars, aidé par les réductions de la production et la perspective d'une reprise de la demande à mesure que les pays se déconfinent et relancent leurs économies.

Concernant Huawei, "le marché pouvait craindre une forme de réplique de la Chine les jours suivants", mais même si elle a indiqué qu'elle défendrait ses intérêts, "elle n'a pas pour l'instant pris de contre-mesures visant les entreprises américaines, a encore estimé M. Baradez.

Les Etats-Unis ont annoncé vendredi des mesures visant à entraver la capacité du numéro deux mondial du smartphone à mettre au point des semi-conducteurs à l'étranger grâce à de la technologie américaine.

Enfin, l'annonce de données positives concernant un projet de vaccin par le laboratoire américain Moderna contre le coronavirus a aussi amplement soutenu les indices boursiers.

Côté indicateurs, après l'Allemagne vendredi, c'est le Japon qui est tombé en récession, pour la première fois depuis 2015.

Le point à la clôture:

La Bourse de Paris a débuté la semaine sur les chapeaux de roues lundi (+5,16%). L'indice CAC 40 a avancé de 220,71 points à 4.498,34 points, dans un volume d'échanges modéré de 3,5 milliards d'euros. Vendredi, il avait fini proche de l'équilibre (+0,11%);

La Bourse de Londres a terminé sur un bond de 4,29%. A la clôture, l'indice FTSE-100 des principales valeurs a pris 248,82 points à 6.048,59 points;

La Bourse de Francfort a fini lundi en forte hausse, le Dax gagnant 5,67%. L'indice vedette a gagné 593,7 points sur la séance pour repasser au-dessus de la barre des 11.000 points, à 11.058,87 points. Il reste sur un recul de 16,5% depuis le début d'année. Le MDax des valeurs moyennes a de son côté pris 3,51%, à 24.087,72 points.