Les marchés européens sont retournés dans le rouge lundi, après avoir rebondi vendredi dernier et malgré de nouvelles mesures de soutien annoncées par la Réserve fédérale américaine (Fed).

Le marché a d'abord connu "une phase dans le rouge" en raison de la mauvaise tenue des marchés américains, "puis une phase de détente liée à la Fed et, en fin de séance, on est retombé quasiment sur les niveaux observés ce matin", a-t-il détaillé.

La place parisienne a plongé de plus de 4% dès l'ouverture, avant de réduire ses pertes à la faveur d'un plan de soutien annoncé par la Fed.

L'institution monétaire américaine a rappelé qu'elle ferait tout pour aider les marchés à continuer à fonctionner et a lancé un nouveau programme de 300 milliards de dollars d'aides pour "soutenir le flux de crédit aux employeurs, aux consommateurs et aux entreprises".

Mais l'optimisme des investisseurs a été de courte durée.

"Le marché voit ce que font les Etats, il voit les mesures budgétaires tout comme les mesures monétaires de la part des banques centrales, mais pour l'instant il a toujours du mal à mettre un prix sur le risque final, c'est-à-dire combien l'épidémie de coronavirus va coûter à l'économie mondiale", a analysé M. Baradez.

"Pour qu'il puisse préciser le prix du risque, il faut qu'il ait un peu plus de visibilité sur l'évolution du virus", a-t-il poursuivi.

Les cas de contamination ont flambé dimanche en Europe, en particulier en Italie où la situation tourne à la "tragédie", et aux Etats-Unis où l'inquiétude monte avec des hôpitaux qui risquent d'être rapidement débordés.

Les mesures de confinement, qui pourraient être durcies ce lundi en France, se sont en outre étendues à la Grèce, à l'Etat américain de New York et à la Nouvelle-Zélande, dont la Banque centrale a par ailleurs annoncé un plan d'achat d'obligations.

Le gouvernement allemand a lui adopté lundi des mesures de plusieurs centaines de milliards d'euros, inédites depuis la Seconde Guerre mondiale, pour lutter contre la récession attendue en raison de l'impact économique du coronavirus.

L'Organisation mondiale de la santé a estimé lundi que la pandémie de coronavirus "s'accélèr(ait)" mais que sa trajectoire pouvait être modifiée. Elle a également appelé les pays à passer à l'"attaque" en testant tous les cas et en plaçant en quarantaine leurs proches contacts.

Le point à la clôture:

  • La Bourse de Paris est retournée dans le rouge lundi (-3,32%. L'indice CAC 40 a lâché 134,49 points à 3.914,31 points. Vendredi, il avait fini en hausse de 5,01%;
  • La Bourse de Londres a de nouveau terminé en nette chute (-3,79%). L'indice FTSE 100 des principales valeurs a perdu 196,89 points à 4.993,89 points, retombant sous le seuil symbolique de 5.000 points. Il a fondu d'un tiers depuis le début de l'année;
  • La Bourse de Francfort est repartie à la baisse lundi, le Dax lâchant 2,10%. L'indice vedette a perdu 187,80 points à 8.741,15 points, tandis que le MDax des valeurs moyennes a chuté de 3,50% à 18.837,03 points.