La santé du président américain Donald Trump, testé positif au Covid-19 vendredi, avait animé la fin de la semaine précédente ainsi que le weekend, avec son admission à l'hôpital militaire de Walter Reed.

Il pourrait en sortir lundi, selon ses médecins. La séquence, "assez négative" pour lui, est emblématique de "la gestion de la crise" du Covid-19 en pleine campagne électorale, a estimé auprès de l'AFP Alexandre Neuvy, gérant d'Amplegest.

Les marchés "ont l'espoir que l'élection ne se termine pas sur un score ultra serré" avec une victoire du démocrate Joe Biden, a ajouté M. Neuvy, mais surtout sur un résultat "sans contestation possible" malgré le délai pour comptabiliser les nombreux votes par correspondance qui pourraient prolonger le suspense bien après le 3 novembre.

Espoir d'un accord au Congrès

Par ailleurs, les courtiers sont toujours suspendus à un accord sur un plan de relance par le Congrès américain, comme depuis plusieurs mois. Souvent, "il faut attendre la dernière minute du dernier jour pour qu'il y ait un accord", souligne M. Neuvy.

A l'inverse, les investisseurs n'ont pas été surpris par la contraction de l'activité du secteur privé en France en septembre, plombée par les services selon les données du cabinet IHS Markit. L'indicateur était attendu par les marchés et en ligne avec l'estimation préliminaire publiée fin septembre.

L'activité dans les services aux Etats-Unis a même augmenté plus que prévu en septembre, permettant de renforcer la hausse de la cote parisienne dans les dernières minutes.

Si le virus et les incertitudes continuent d'entourer les actions, la hausse des contaminations et les mesures de restriction "sont intégrées par les marchés" qui n'ont que peu réagi aux nouvelles mesures mises en place autour de Paris, comme la fermeture des bars, estime le spécialiste.

Le point à la clôture:

La Bourse de Paris a commencé la semaine par une nette hausse (+0,97%). L'indice CAC 40 a progressé de 46,99 points à 4.871,87 points. Il avait rebondi de 2,01% la semaine passée;

La Bourse de Francfort a clôturé en hausse lundi, le Dax prenant 1,10%. L'indice vedette a pris 139,27 points à 12.828,31 points, tandis que le MDax des valeurs moyennes a gagné 1,68% à 27.706,29 points;

Avis de brokers pour Aedifica, Bone Therapeutics, Kinepolis

Aedifica (-0,4% à 103,4 euros) a vu son objectif relevé de 80 vers 85 euros chez Barclays Capital, la recommandation étant maintenue à « sous-pondérer ». L’analyste a relevé ses attentes suite à la publication des résultats semestriels, qui ont montré la bonne résistance de l'activité dans le contexte de la crise sanitaire. « Nous considérons néanmoins que la valorisation du titre reste excessive, avec des opérateurs de maison de repos qui vont rester sous pression, ce qui pèsera dans un second temps sur les revenus locatifs du groupe ».

Bone Therapeutics (+26,3% à 2,4 euros) a été remonté de « conserver » vers « acheter » chez Kepler Cheuvreux, avec un objectif confirmé à 5,7 euros. Cette révision intervient alors que le groupe vient d’annoncer un accord de développement avec Link Health et Pregene pour développer et commercialiser ALLOB sur la Grande Chine et le Sud-Est asiatique. « Nous n’incluons pas encore cet accord dans notre valorisation, et considérons que le marché sous-estime encore très largement le potentiel du groupe au vu des récents développements ».

Kinepolis (-11,4% à 27,25 euros) a été confirmé à « acheter » chez KBC Securities, l’objectif de cours étant une nouvelle fois ajusté à la baisse, de 49 vers 43 euros. Ce mouvement est lié à la décision de Cineworld de fermer ses activités au Royaume-Uni et aux Etats-Unis, suite au nouveau report pour la sortie en salles du nouveau James Bond. « Il s’agit également d’une mauvaise nouvelle pour Kinepolis, et nous avons descendu lourdement nos attentes pour la fréquentation des salles du groupe pour l’exercice en cours ».

G.Se.