Les marchés européens ont clôturé en hausse ce lundi, portés par la bonne forme de Wall Street et malgré les craintes d'une résurgence de la crise sanitaire.

Les marchés continuent de "faire la part des choses entre les nouveaux cas d'infection aux Etats-Unis qui donnent l'impression que la situation n'est pas du tout maîtrisée et des banques centrales qui sont là en soutien", commente pour l'AFP Andrea Tuéni, analyste chez IG France.

La bonne tenue de Wall Street, soutenue par Boeing, permet au marché "de s'éloigner des niveaux un peu à risque" mais "il y a aussi un facteur technique dans le rebond observé" sur la séance après une semaine de repli, souligne le spécialiste.

Les promesses de ventes de logements aux Etats-Unis ont enregistré une hausse record de 44,3% en mai après deux mois de forte baisse causée par les mesures de confinement pour endiguer la pandémie de Covid-19.

L'épidémie n'a cependant pas disparu post-confinement: le virus continue de faire des ravages aux Etats-Unis et semble redémarrer en Chine, où l'armée chinoise a autorisé l'utilisation dans ses rangs d'un vaccin contre le Covid-19.

Toute la semaine dernière déjà, l'aggravation de la situation sanitaire marquée par le nombre de nouveaux cas qui augmente notamment aux Etats-Unis, a retenu toute l'attention des investisseurs.

Ils y voient un risque que l'épidémie renforce ses effets négatifs sur la croissance économique si de nouvelles restrictions sont mises en place et, ce, même si les banques centrales et les gouvernements restent à la manoeuvre.

Rendez-vous préliminaire au plan de relance européen, la chancelière allemande Angela Merkel et le président français Emmanuel Macron vont tenter dans la soirée de faire avancer ce projet de 500 milliards d'euros, financé par des dettes européennes mutualisées.

Autre facteur positif, le ministre allemand des Finances a apporté son plein soutien aux programmes d'aide de la Banque centrale européenne à la zone euro, à la suite des critiques exprimées par la plus haute juridiction allemande dans un jugement retentissant.

Côté statistiques, l'agenda sera très étoffé cette semaine avec notamment la publication du dernier rapport sur l'emploi aux États-Unis, l'indice de la confiance des consommateurs américains, ou encore des indicateurs avancés PMI.

Les publications en juillet du second trimestre assorties des perspectives des entreprises permettront aux investisseurs d'appréhender la suite avec un peu plus de visibilité.

"La véritable question qui se pose néanmoins est celle de l'évolution de la demande dans les trimestres à venir", souligne William De Vijlder, économiste en chef chez BNP Paribas.

Sur le plan géopolitique, Pékin a annoncé lundi des restrictions de visas contre les Américains "s'étant mal comportés" en critiquant une loi controversée sur la sécurité nationale à Hong-Kong, une rétorsion après une mesure similaire prononcée vendredi par Washington.

Le point à la clôture:

La Bourse de Londres a terminé en forte hausse de 1,08% lundi. A la clôture, l'indice FTSE-100 des principales valeurs a pris 66,47 points à 6.225,77 points;

La Bourse de Paris a fini en hausse de 0,73% lundi. Pour l'avant-dernière séance du semestre, l'indice CAC 40 a gagné 35,82 points à 4.945,46 points. Vendredi, il avait fini en baisse de 0,18%, portant le recul à 1,40% sur la semaine;

La Bourse de Francfort a clôturé en hausse lundi, le Dax prenant 1,18%. L'indice vedette a gagné 142,73 points à 12.232,12 points, tandis que le Mdax des valeurs moyennes a grimpé de 0,19% à 25.668,74 points.