"Les investisseurs en actions ont salué le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, mais il est important de se souvenir que les médecins ont dit qu'il n'était pas encore tiré d'affaires", récapitule David Madden, analyste chez CMC Markets.

"La confiance des marchés est plus élevée maintenant mais les investisseurs vont surveiller la santé de M. Trump", prévient-il.

En outre, les discussions budgétaires au Congrès américain sur un nouveau paquet de mesures de soutien aux ménages et aux entreprises n'ont toujours pas abouti alors qu'il reste moins d'un mois pour conclure un accord avant l'élection présidentielle.

Jerome Powell, le président de la Banque centrale américaine (Fed) a lancé un appel mardi, estimant que la reprise de l'économie américaine serait plus solide et plus rapide si la Maison Blanche et le Congrès parvenaient à débloquer ce nouveau plan de relance.

L'économie mondiale, précipitée au printemps dans une profonde récession par la pandémie de Covid-19, a commencé une longue ascension vers la reprise qui sera "difficile", "inégale" et sujette à de potentiels "contretemps", a prévenu de son côté la dirigeante du FMI, Kristalina Georgieva.

En zone euro, le Bund, taux souverain allemand à 10 ans, se maintenait sous le seuil de -0,50%. Les taux américains remontaient: celui à 10 ans s'échangeait à 0,78% et le 30 ans américain à 1,59%.

L'automobile ronronne

 A Paris, Renault a décollé de 5% à 22,87 euros, PSA a pris 1,38% à 15,78 euros. Outre-Rhin, BMW (+0,82% à 64,85 euros) et Volkswagen (+0,34% à 147,30 euros) sont montés alors que les commandes passées à l'industrie automobile allemande, ont retrouvé en août leur niveau d'avant-crise. Daimler (+0,63% à 48,13 euros) a indiqué mardi qu'il comptait réduire ses coûts de 20% d'ici 2025 et redoubler d'efforts pour électrifier son offre sous pression de la règlementation européenne.

Le secteur pétrolier se redresse

Les producteurs de brut ont bénéficié depuis la veille du fort rebond des cours du brut. Royal Dutch Shell (action "B") a avancé de 2,63% à 982,80 pence, BP de 1,17% à 220,35 pence et Total de 2,30% à 29,52 euros.

Les financières reprennent des couleurs 

A Paris, les valeurs bancaires ont poursuivi leur rebond technique amorcé lundi sur fond de consolidation en Espagne après avoir été confrontées à un environnement difficile ces derniers mois. BNP Paribas a bondi de 5,02% à 33,03 euros, Société Générale de 6,71% à 12,15 euros, Crédit Agricole de 5,23% à 7,77 euros.

Le point à la clôture:

A la Bourse de Bruxelles, l'indice vedette BEL 20 a clôturé en hausse (+1,44%), profitant des valeurs bancaires, à 3.341,32 points.

La Bourse de Paris a poursuivi sa tendance haussière mardi (+0,48%). L'indice CAC 40 a fini pour la quatrième fois consécutive dans le vert, repassant dans les dernières minutes sous le seuil des 4.900 points, (+23,59 points) à 4.895,46 points. Lundi, il avait terminé en nette hausse de 0,97%;

La Bourse de Francfort a fini mardi en hausse, le Dax gagnant 0,61%. L'indice vedette a gagné 77,71 points, à 12.906,02 points. Le MDax des valeurs moyennes a de son côté cédé 0,14% à 27.668,00 points;

La Bourse de Londres s'est reprise en fin de séance mardi après avoir ouvert en baisse. L'indice FTSE-100 des principales valeurs a gagné 0,12% à 5.949,94 points.

Avis de brokers pour Mithra, Montea, Ontex

Mithra (-0,1% à 17,7 euros) a vu ses objectifs abaissés à deux reprises sur la séance de mardi, suite à l’annonce d’un retard pris dans l’approbation du Myring sur le marché américain : de 35 vers 34 euros chez Kepler Cheuvreux, et de 37 vers 34 euros chez Degroof Petercam. Les deux courtiers ont néanmoins confirmé leur recommandation à "acheter", en estimant que ce retard devrait être relativement mineur. "La direction du groupe a indiqué que les données supplémentaires exigées par la FDA devraient être disponibles d’ici la fin de l’année", souligne l’analyste de Kepler Cheuvreux.

Montea (+0,4% à 100,6 euros) a reçu un premier avis "conserver" de la part du banquier allemand Berenberg, avec objectif fixé à 102 euros. L’analyste apprécie la forte croissance affichée par le groupe dans le secteur de la logistique, grâce notamment au développement du commerce sur internet. "Nous apprécions les perspectives de croissance et le rendement élevé du titre. Après la forte croissance du cours depuis le déclenchement de la crise sanitaire, nous considérons toutefois que le potentiel haussier est désormais limité".

Ontex (+0,1% à 11,09 euros) a été confirmé à "acheter" chez UBS, qui a toutefois légèrement descendu son objectif vers 16,5 euros avec une recommandation maintenue à "acheter". En dépit de cette révision, l’analyste continue d’estimer que la décote par rapport aux concurrents du groupe ne se justifie pas. "Nous attendons une croissance du résultat par action supérieure à 10% tant pour 2020 que pour 2021, grâce à un niveau moins élevé pour les matières premières combiné aux efforts de réduction des coûts opérationnels".

G.Se.