A la mi-séance à Wall Street, le Dow Jones perdait 0,57%, le Nasdaq 1,06% et le S&P 500 0,70%, le plan de relance américain étant toujours dans l'impasse.

Concernant l'Europe, "la crise sanitaire inquiète de plus en plus", signale David Madden, analyste pour CMC Markets UK.

Face au regain de l'épidémie en France, le président Emmanuel Macron doit annoncer mercredi soir de nouvelles mesures contraignantes, voire des couvre-feux, qui devraient surtout toucher les grandes villes où l'épidémie de Covid-19 s'emballe.

L'Europe vit déjà depuis plusieurs semaines au rythme des annonces de restrictions, en vigueur de l'Allemagne à l'Espagne en passant par le Royaume Uni et l'Italie.

Les indices boursiers ne glissent toutefois pas outre-mesure, la situation sanitaire étant beaucoup moins critique que lors de la première vague, et les conséquences économiques moins graves jusque-là.

"Dans la mesure ou la pandémie n'entraine pas de dégâts catastrophiques, les marchés ne pensent pas que l'on va retourner dans un reconfinement généralisé", selon Waldemar Brun-Theremin, gérant pour Turgot Asset Management.

Sur le marché obligataire, les taux d'intérêt sur la dette à 10 ans des principaux Etats de la zone euro ont été quasi stables, seul le taux allemand reculant de trois points de base à -0,58%.

Gros appétit pour la livraison de repas

Ils sont parmi les grands gagnants de la crise du Covid-19 et montent lorsque la situation sanitaire empire. Just Eat a bondi de 6,36% à 9.404,00 pence après la publication de ventes en hausse de 46% sur un an au troisième trimestre. A Francfort, un autre géant du secteur, Delivery Hero, a gagné 4,69% à 103,85 euros.

Le luxe pénalisé par le CAC40

Le secteur du luxe, poids lourd de la cote, a tiré la cote vers le bas. LVMH, dont les résultats trimestriels sont attendus jeudi après la clôture, a reculé de 1,09% à 412,20 euros, et Kering de 1,56% à 580,00 euros. Hermès a cédé pour sa part 0,62% à 775,00 euros.

Lagardère gagne une manche

Le tribunal de commerce de Paris a débouté mercredi le géant des médias Vivendi (+0,12% à 25,08 euros), contrôlé par Vincent Bolloré, et le fonds activiste Amber Capital, actionnaires du groupe Lagardère (+1,01% à 23,98 euros).

Ils réclamaient la désignation d'un mandataire ad hoc chargé de convoquer une assemblée générale, en vue de renverser le conseil de surveillance et y être représentés en nommant quatre nouveaux membres.

Le point à la clôture:

Francfort: Dax+0,07% à 13.028,06 points

Paris: CAC 40, 0,12% à 4.941,66 points

Londres: FTSE 100, 0,58% à 5.935,06 points

Zurich: SMI, 0,42% à 10.292,66 points

Madrid: IBEX35, +0,60%6.916,60 points

Amsterdam: AEX, 0,09% à 571,98 points

Bruxelles: Bel 20, 0,13% à 3.316,16 points

Lisbonne: PSI 20, +0,34% à 4.300,30 points

Milan: FTSE MIB, +0,25% à 19.607,73 points

Avis de broker pour ING, Proximus, Telenet

ING (+0,02% à 6,25 euros) a été confirmé à "conserver" chez UBS, l’objectif étant légèrement relevé vers 8,5 euros. L’analyste estime que les objectifs de réduction de coûts pourraient être difficiles à atteindre alors que la direction est en train d’investir lourdement, notamment dans son architecture informatique. "La performance historique du groupe dans ce domaine laisse à désirer, et nous devrions y avoir un peu plus clair lors de la publication des résultats pour le troisième trimestre, prévue pour le 5 novembre prochain". Il souligne également que la valorisation est attractive.

Proximus (-3,6% à 16,56 euros) a été descendu de "pondération en ligne" vers "sous-pondérer" chez Barclays, l’objectif passant de 20,5 vers 17 euros. L’analyste voit peu d’éléments positifs pour les prochains trimestres, et estime dès lors que le potentiel est actuellement limité sur le titre. Il se montre plus optimiste pour les concurrents du groupe, et préfère donc détenir actuellement Telenet ou Orange Belgium, qui reçoivent une recommandation "acheter".

Telenet (+1,2% à 35,12 euros) a été remonté de "conserver" vers "acheter" chez Berenberg, l’objectif étant remonté de 37,5 vers 40,3 euros. L’analyste souligne que l’opérateur affiche une décote de 40% par rapport à ses concurrents, et estime que la direction pourrait décider de vendre ses 3000 tours de transmission, une opération susceptible de faire rentrer plus de 500 millions dans les caisses du groupe. "Ce montant pourrait ensuite être utilisé pour investir dans le réseau de fibre optique ou pour racheter l’opérateur wallon Voo". Les résultats trimestriels du groupe seront publiés le 29 octobre prochain.

G.Se.