• L'indice bruxellois a concédé 1,67 %, son homologue parisien a lâché 1,59% pendant que Francfort perdait 1,01%, Londres 0,12%, Milan 1,81% et Madrid 1,78%.
  • A Wall Street, fermée lundi en raison d'un jour férié, l'indice Nasdaq perdait 2,82%, le Dow Jones 1,60% et le S&P 500 2,01% à mi-séance.

"Les places européennes avaient eu carte blanche (lundi) avec la fermeture de Wall Street. Mais la fragilité sur les actions américaines la semaine dernière se poursuit, ce qui grève la confiance" des investisseurs mardi, note David Madden, analyste marchés pour CMC Markets UK.

La place parisienne avait avancé de 1,79% lundi et les autres places avaient progressé entre 1,20% et 2,40%.

Pour Mickael Jacoby, responsable du courtage Europe continentale d'Oddo Securities, "le marché a un peu surréagi (lundi) en essayant de rattraper le retard sur les Etats-Unis", et subissait mardi "une prise de bénéfices".

Les valeurs technologiques ont aussi accusé le coup, tirées vers le bas par le nouveau plongeon des mastodontes technologiques aux Etats-Unis, qui broient du noir depuis plusieurs séances. Particulièrement attaquée mardi, l'action Tesla dégringolait de 15%.

Le fabricant de véhicules électriques mais aussi toutes les stars technologiques américaines se sont envolés ces derniers mois. Ils subissent donc un phénomène de rejet de la part des investisseurs par crainte de la création d'une "bulle" financière autour d'elles, pense Pierre Veyret, analyste technique d'ActivTrades.

Le spécialiste met par ailleurs en avant les prises de bénéfices à l'oeuvre sur ces titres.

Egalement source de stress pour les investisseurs selon plusieurs intervenants des marchés, le nouvel accès de tension entre Pékin et Washington. Les Etats-Unis ont assuré mardi que le ministère chinois des Affaires étrangères les avait "informés" de son intention de "restreindre encore davantage l'accès pour les journalistes étrangers" travaillant en Chine.

L'attention des investisseurs se tourne par ailleurs vers la BCE, qui tient jeudi sa réunion de politique monétaire.

Avis de brokers pour Solvay, Hyloris, Aedifica

Solvay (+0,5% à 78,34 euros) a été relevé de "neutre" vers "surperformer" chez le Crédit Suisse, avec un objectif grimpant de 76 vers 90 euros. L’analyste souligne la valorisation très attractive du groupe belge par rapport au reste du secteur européen, avec une décote de 21% par rapport à ses concurrents. Même s’il reconnaît que le groupe est exposé sur des secteurs qui se redresseront lentement, il a néanmoins relevé ses attentes bénéficiaires de 5% pour les trois prochaines années. "Le groupe pourrait encore vendre quelques activités pour accélérer son désendettement".

Hyloris (+5,7% à 10,08 euros) a été confirmé à "acheter" chez KBC Securities, avec un objectif relevé de 11,5 vers 12 euros. Cette révision est intervenue suite à l’approbation du Maxigesic dans huit pays européens, avec un lancement commercial prévu pour le début de l’année prochaine. "Le groupe va ensuite déposer le dossier pour le marché américain d’ici la fin de l’année", souligne l’analyste.

Aedifica (-0,8% à 100,4 euros) a vu sa recommandation grimper de "conserver" vers "renforcer" chez Leleux Associated Brokers, l’objectif étant fixé à 115 euros. L’analyste souligne que la structure financière est solide, avec des lignes de crédit disponibles qui s’élevaient à près de 500 millions d’euros à la fin du premier trimestre. "Lorsque tous les investissements projetés seront terminés, la taille du portefeuille devrait atteindre 3,9 milliards d’euros. Le groupe devrait connaître une forte croissance durant les prochaines années".

G.Se.