• Paris a gagné 0,90%, Londres a pris 2,04% et Francfort est passé au-dessus du seuil des 13.000 points (0,86%), ces trois principales places affichant leur quatrième séance de hausse de suite. De leur côté Milan et Madrid ont pris 1,13% et 0,45%.

En plein coeur de l'été et en l'absence de nombreux investisseurs sur les marchés, la baisse du nombre d'ordres a traditionnellement tendance à exacerber les mouvements boursiers, à la hausse comme à la baisse, ce qui a notamment été le cas à Paris.

"C'est d'autant plus facile de faire monter les marchés sans volumes", souligne Thierry Claudé de la société d'investissement Kiplink Finance.

"Le marché veut y croire", ajoute l'expert. "Il y a beaucoup de liquidités disponibles. Tout le monde semble se dire que c'est sur les marchés boursiers qu'ils peuvent trouver les meilleurs rendements."

Au rang des bonnes nouvelles ayant participé à la bonne humeur ambiante, la production industrielle a augmenté de 9,1% en juin tant dans la zone euro que dans l'UE, après avoir rebondi en mai à la suite du déconfinement, a indiqué mercredi Eurostat, l'Office européen des statistiques.

Point mort

La tendance reste également soutenue par la perspective d'un accord entre démocrates et républicains au Congrès sur un nouveau plan de relance massif de l'économie pour contrer les conséquences désastreuses du Covid-19.

Les négociations étaient pourtant au point mort mercredi, l'administration Trump accusant les démocrates d'éviter de trouver un accord qui pourrait jouer en la faveur du président républicain, à moins de trois mois de l'élection présidentielle.

"La plupart des acteurs du marché s'attendent encore à un compromis", estime Milan Cutkovic, analyste chez AxiCorp.

Le temps presse cependant: la pandémie a provoqué une contraction sans précédent de la plupart des grandes économies mondiales au deuxième trimestre, mis à part la Chine, les Etats-Unis voyant leur PIB chuter de 9,5% au deuxième trimestre, après un recul de 1,3% au premier.

Le Royaume-Uni a subi au deuxième trimestre une chute "record" de 20,4% de son PIB et, sur les six premiers mois de l'année sa pire récession jamais enregistrée, selon des chiffres publiés mercredi.

Mais cela n'a apparemment pas affecté les investisseurs, certains attendant une baisse plus marquée.

Sur le plan des valeurs, les banques européennes ont connu une séance favorable, notamment soutenues par une hausse des taux d'intérêt sur les obligations souveraines, source de marges supplémentaires pour elles.

Avis de brokers pour Solvay, Intervest Offices & Warehouses et Melexis

Solvay (+1,7% à 75,5 euros) a été remonté de "conserver" vers "acheter" chez ABN Amro, l’objectif grimpant de 74 vers 102 euros. L’analyste est particulièrement optimiste quant au programme d’économies mis en place, qui devrait déboucher sur des flux de trésorerie plus élevés durant les prochaines années. Il table également sur une poursuite des ventes d’activités ne faisant plus partie des priorités stratégiques. Dans le même temps, Morgan Stanley a repris sa couverture avec un avis "neutre" et un objectif de 76 euros.

Intervest Offices & Warehouses (-1,1% à 22,35 euros) a été particulièrement entouré ces dernières séances, suite à l’annonce de résultats supérieurs aux attentes pour le premier semestre, avec des notes relevées d’"ajouter" vers "acheter" chez Degroof Petercam (objectif 30 euros) et de "conserver" vers "acheter" chez Leleux Associated Brokers (objectif 27,5 euros). Dans le même temps, Kepler Cheuvreux a confirmé son avis "acheter" avec un objectif grimpant vers 25 euros. "Nous avons été surpris par la performance opérationnelle durant le premier semestre".

Melexis (-1,4% à 70,65 euros) a subi deux baisses de rating sur les dernières séances, de "conserver" vers "réduire" chez Kepler Cheuvreux (objectif 60 euros) et de "neutre"vers "vendre" chez UBS (objectif 54 euros). Les analystes soulignent la forte hausse du cours qui a fait suite à la publication des chiffres semestriels, et qui ont amené le titre vers une valorisation excessive par rapport à ses principaux concurrents.

G.Se.