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Les prix du pétrole baissaient mercredi dans les échanges européens, restant proches de leurs plus bas en sept mois pour le Brent et en un mois et demie pour le WTI.

Vers 11 heures, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en octobre valait 58,63 dollars à Londres, en baisse de 0,53% par rapport à la clôture de mardi.

À New York, le baril américain de WTI pour livraison en septembre s'échangeait à 53,38 dollars, 0,47% de moins que la veille, quelques heures après avoir atteint 53,15 dollars pour la première fois depuis mi-juin.

Mardi, en cours d'échanges américains, le Brent était tombé à 58,55 dollars, un niveau plus vu depuis début janvier.

Ces baisses s'inscrivent dans un contexte commercial mondial tendu, en particulier entre la Chine et les États-Unis.

"Le marché devient de plus en plus incertain concernant les perspectives sur la demande, étant donné la détérioration des négociations entre les deux pays", a expliqué Warren Patterson, analyste pour ING.

En effet, le yuan a chuté lundi et atteint mardi un niveau plus vu depuis 11 ans face au dollar, provoquant la colère de Donald Trump, qui a accusé la Chine de manipuler sa devise.

La semaine dernière, le président américain avait déjà ravivé les tensions en annonçant son intention d'étendre des droits de douane supplémentaires à la quasi-totalité des importations en provenance de Pékin à compter du 1er septembre.

Les investisseurs attendaient mercredi la publication, plus tard dans la journée, des données sur les stocks aux États-Unis.

Selon la médiane d'un consensus compilé par Bloomberg, pour la semaine achevée le 2 août, les analystes estiment que les stocks de brut ont reculé de 2,7 millions de barils et les stocks d'essence de 1,25 million de barils. Les stocks d'autres produits distillés (fioul de chauffage et gazole) sont en revanche attendus en hausse de 450.000 barils.

Malgré cette baisse des stocks aux États-Unis, "les facteurs de hausse restent rares, donc un inversement de la tendance générale ne semble pas être à l'ordre du jour", tempère Stephen Brennock, analyste chez PVM Reports.