Sans surprise, la Fédération des Entreprises de Belgique a formellement approuvé jeudi le projet d'accord interprofessionnel (AIP) conclu entre les partenaires sociaux fin février. La FEB avait dès le départ qualifié le projet "de bon accord", estimant qu'il conciliait compétitivité, pouvoir d'achat et écologie. L'accord doit toujours être validé par les syndicats, ce qui s'annonce plus compliqué: de nombreuses centrales et régionales de la FGTB ont notamment déjà rejeté le texte. Le conseil d'administration de la FEB formule toutefois une observation: "il est déçu qu'il n'ait pas été possible de prendre davantage de mesures pour canaliser l'impact incontesté de la digitalisation sur le marché du travail". La FEB dit espérer qu'une concertation sera encore possible à ce sujet au cours des prochains mois.

Compte tenu des circonstances socio-économiques particulières (approche du Brexit, gouvernement en affaires courantes, politique commerciale américaine imprévisible...) des négociations du Groupe des 10 pour arriver à ce projet d'accord, la FEB estime que celui-ci est "équitable et positif" pour l'économie belge. Elle dit enfin espérer que les syndicats "tiendront eux aussi compte du cadre plus large et de l'importance d'un AIP dans les circonstances actuelles lorsqu'ils envisageront d'approuver ou non le projet d'accord".