Nerveuse avant la décision de la Fed, la Bourse de New York évoluait en ordre dispersé ce mercredi, le Nasdaq chutant nettement tandis que les taux d'intérêt obligataires grimpaient. A 14H00 GMT, l'indice Dow Jones grappillait 0,07 % à 32.848,49 points.

Le Nasdaq, qui concentre les valeurs technologiques, sensibles aux craintes d'inflation et au resserrement des conditions financières, abandonnait 0,88 % à 13.853, 25 points. Le S&P 500 lâchait 0,43 % à 3.945,56 points.

Les rendements sur les bons du Trésor américain à 10 ans grimpaient au-dessus de 1,66 % contre 1,61 % mardi.

La veille, dans l'attente de l'issue de la réunion monétaire de la Banque centrale, Wall Street avait terminé sans direction. Le Dow Jones avait perdu 0,39 % et le S&P 500 -0,16 %. Le Nasdaq était resté à l'équilibre à +0.09 %.

Décision de la Fed à 18H00

La Fed, qui publiera sa décision dans un communiqué à 18H00 GMT, est peu susceptible de signaler qu'elle va réduire la taille de ses achats d'actifs, dont 80 milliards de dollars de bons du Trésor par mois, encore moins de relever les taux d'intérêt au jour le jour.

Mais les marchés seront attentifs à ses nouvelles prévisions économiques alors que les investisseurs craignent une surchauffe de l'économie avec le plan de soutien massif et le déploiement des vaccinations.

"C'est le jour du Comité monétaire et le marché des bons du Trésor semble déjà un peu nerveux", soulignait Patrick O'Hare de Briefing.com.

"Il y a eu une constante pression à la vente (des bons du Trésor) qui a fait grimper le rendement obligataire de 10 ans de cinq points de base à 1,67 %", en début de séance à New York, ajoutait l'analyste.

Les investisseurs suivront de près la conférence de presse du président de la Fed Jerome Powell "compte tenu de la hausse des anticipations d'inflation ainsi que des craintes que la Fed ne perde le contrôle de la courbe des taux sur la marché", soulignaient les analystes de Schwab.

Sur le plan des données économiques, les mises en chantiers de logements neufs ont chuté plus que prévu en février (-103 %), à cause notamment d'une vague de froid extrême le mois dernier. Les analystes notaient que les demandes de prêts immobiliers et de refinancement ont reculé dans un contexte de hausse des taux d'intérêt.

Au rang des actions, Uber perdait 3,60 % après que le groupe de location de voitures avec chauffeur a octroyé à ses chauffeurs en Grande-Bretagne le statut de salarié.

Parmi les grands noms de la tech, Apple reculait de 2,50 % et Google (Alphabet) lâchait presque 1 % de même que Tesla.