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La demande pour la dette souveraine s'est renforcée mercredi, affaiblissant encore davantage des rendements obligataires déjà négatifs, dans un contexte mondial de croissance essoufflée qui précipite les pays dans une course à la politique monétaire la plus accommodante possible.

"On assiste à une baisse de tous les taux en zone euro. Et on va de records en records", observe Aurélien Buffault, responsable de la gestion obligataire chez Meeschaert.

Le Bund allemand à 10 ans, considéré comme la référence pour les taux longs en Europe, a atteint un nouveau plus bas historique de -0,592% en séance après être descendu jusqu'à -0,54% mardi.

Le rendement obligataire de même maturité de la France a de son côté crevé un plancher à -0,328% en milieu de journée mercredi.

"On est dans une course aux taux les plus bas. Le marché estime ainsi que la Banque centrale européenne va agir plus que prévu et réduire son taux de dépôt" lors de sa prochaine réunion en septembre, explique l'expert.

Contre toute attente, la Banque centrale de Nouvelle-Zélande a réduit plus que prévu mercredi son taux d'intérêt principal à 1%, un plus bas historique. "La Thaïlande a fait de même", réduisant ses taux de 25 points de base, a souligné M. Buffault.

Par ailleurs, les investisseurs ont "une série de mauvais indicateurs", que ce soit la production industrielle allemande qui s'est tassée de 1,5% en juin, la dégradation du déficit commercial de la France ou un "indicateur en forte baisse dans l'immobilier en Espagne", ajoute le spécialiste.

Des taux bas rendent les économies plus compétitives dans un contexte de faible croissance.