Les Bourses de Chine continentale ont terminé sur des plongeons de plus de 3% lundi, dans des marchés affolés par l'aggravation de l'épidémie du nouveau coronavirus à travers le monde et par le décrochage spectaculaire des cours du pétrole.

L'indice composite de la Bourse de Shanghai a clôturé en baisse de 3,01% à 2.943,29 points. A la Bourse de Shenzhen, deuxième place de Chine continentale, l'indice composite a lâché 3,79% à 1.842,66 points.

Au même moment à Hong Kong, où les échanges se poursuivaient, l'indice Hang Seng dégringolait de plus de 4%.

"L'épidémie a contaminé l'atmosphère des marchés. Avec les places européennes et américaines qui dégringolent et l'effondrement des cours du pétrole, l'épidémie est un catalyseur" des faiblesses et "contradictions" de l'économie mondiale, a commenté Shen Zhengyang, analyste du courtier Northeast Securities.

Selon lui, les Bourses chinoises "reflètent la prudence des investisseurs", qui redoute l'intensification prolongée de la propagation du virus à travers le monde, notamment en Europe et aux Etats-Unis, les deux principaux partenaires commerciaux du géant asiatique.

"L'épidémie semble désormais revenir sous contrôle en Chine même, mais si la crise sanitaire s'installe dans les autres pays, la demande extérieure (pour l'économie chinoise) sera pénalisée, ce qui peut peser sur les marchés dans l'immédiat", a décrypté M. Shen.

Les marchés chinois ont trébuché lundi à l'unisson des grandes places asiatiques --Tokyo a dévissé de plus de 5%, Sydney a perdu plus de 7%-- tandis que les cours de pétrole s'effondraient de plus de 20%.

Une réaction spectaculaire suite la décision de l'Arabie saoudienne, grand exportateur d'or noir, de sabrer ses prix de vente du baril pour s'adapter à une demande mondiale d'hydrocarbures attendue en chute libre face à l'épidémie.

De façon générale, les marchés s'inquiétaient de l'accélération soudaine de l'épidémie à travers le globe: avec plus de 7.300 cas, l'Italie est ainsi devenue l'un des pays les plus touchés par le nouveau coronavirus après la Chine.