Le groupe en charge de la Bourse de Nouvelle-Zélande, New Zealand Exchange (NZX), a déclaré que les échanges ont cessé vers 11h10 "en raison de problèmes de connectivité du réseau", lié à des cyberattaques de DSD.

Les attaques par déni de service distribué (DSD) visent à perturber les réseaux informatiques en les submergeant de trafic.

C'est la troisième fois que NZX est victime de ce genre d'attaque, qui avait déjà entrainé des arrêts temporaires mardi et mercredi, selon la presse néo-zélandaise.

Le site internet de la bourse a aussi planté à cause des cyberattaques, qui selon les experts viendrait probablement de l'étranger.

"Cette décision de ne pas rouvrir a été prise car nous nous concentrons pour trouver une solution à cette situation", a déclaré NZX dans un communiqué.

"Nous continuons de lutter contre la menace, travaillons avec des experts en cybersécurité et nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour que les échanges puissent reprendre normalement demain", a-t-il ajouté.

Cette perturbation du marché intervient alors que les entreprises sont en train de publier leur premier résultats annuels rendant compte de l'impact de la pandémie de Covid-19.

Le dernier arrêt des échanges a été mis en oeuvre seulement quelques heures aprés que la compagnie aérienne Air New Zealand a annoncé une perte nette d'environ 300 millions de dollars américains en raison de la diminution de le demande.

Même si les cyberattaques ne sont pas monnaie courante en Nouvelle-Zélande, l'agence gouvernementale CERT NZ a constaté un pic de 42% dans les incidents de cybersécurité enregistrés pour le premier semestre 2020, la finance étant le secteur le plus souvent pris pour cible.