Donald Trump a annoncé vendredi qu'il accordait jusqu'à six mois de répit, notamment à l'Union européenne et au Japon, avant de décider d'imposer ou non des droits de douanes supplémentaires dans le secteur automobile. "Le secrétaire au Commerce (...) doit poursuivre les négociations d'accords" et devra "dans un délai de 180 jours" informer le président américain des résultats des négociations, détaille un communiqué de la Maison Blanche.

Washington souligne que le report remis par le département au Commerce le 17 février dernier a mis en lumière le fait que "la recherche et le développement dans l'automobile est critique pour la sécurité nationale".

"La base industrielle de la défense des Etats-Unis dépend du secteur de l'automobile pour le développement de technologies essentielles au maintien de notre supériorité militaire", estime ce même rapport qui constate que "l'augmentation des importations d'automobiles et de pièces automobiles, conjuguée à d'autres éléments, a donné aux constructeurs étrangers un avantage concurrentiel sur les constructeurs américains au cours des trois dernières décennies".

Les services du secrétaire au Commerce Wilbur Ross recommandent donc "de prendre des mesures pour ajuster les importations automobiles afin qu'elles ne menacent pas la sécurité nationale".

M. Ross recommande toutefois de poursuivre les négociations pour tenter de nouer des accords avec les pays concernés.

Ces tarifs douaniers sont particulièrement redoutés en Europe, notamment en Allemagne.