Le constructeur de véhicules électriques américain Tesla a dépassé pour la première fois mercredi le seuil symbolique de 100 milliards de dollars de capitalisation boursière, surclassant des géants automobiles tels que Volkswagen.

L'action bondissait de 6,58% à 583,20 dollars vers 17h20 à Wall Street, ce qui équivalait à une capitalisation boursière de 102,7 milliards.

Le franchissement de ce seuil devrait rapporter gros au directeur général Elon Musk, dont la rémunération est liée depuis 2018 aux performances de l'entreprise.

Elon Musk, le patron de Tesla, est en passe de toucher un pactole de 346 millions de dollars en raison de la flambée en Bourse du titre du constructeur de véhicules électriques qui a dépassé pour la première fois mercredi le seuil symbolique des 100 milliards de capitalisation boursière.

En mars 2018, les actionnaires du groupe californien ont lié intégralement la rémunération de M. Musk, qui ne perçoit ni salaire ni bonus, aux performances de l'entreprise à partir du moment où la capitalisation franchissait le seuil de 100 milliards de dollars.

Portée par les ventes sur l’année écoulée

Le début des livraisons en Chine a conforté le sentiment des investisseurs sur le futur de l’entreprise d’Elon Musk et, nonobstant le risque que l’entreprise ne soit pas en mesure de produire des bénéfices sur le trimestre écoulé, les acheteurs se bousculent sur l’action du groupe américain.

En conséquence, la capitalisation boursière en fait un véritable poids lourd du secteur. Tesla est maintenant plus imposante en Bourse que Ford et GM réunies, plus que Volkswagen, deux fois plus que BMW…

Sans parler de Renault ou de Peugeot qui, ensemble, pèsent à peine le tiers. Effet de bord désagréable pour les short sellers, ceux qui avaient parié en Bourse sur la déconfiture de Tesla, en multipliant les apparitions dans les médias, ces positions sont maintenant très lourdement déficitaires.

On évoque des pertes cumulées de près de 12 milliards de dollars, dont 1,5 milliard rien que sur la séance de lundi 13 janvier, lorsque le titre avait bondi de plus de 10%.