La Bourse de Tokyo a terminé dans le rouge vendredi, après l'annonce par Donald Trump qu'il a été testé positif au Covid-19, et les places européennes ont dans son sillage ouvert en baisse.

L'indice vedette Nikkei a perdu 0,67% à 23.029,90 points, tandis que l'indice élargi Topix a lâché 1% à 1.609,22 points, au lendemain d'une panne matérielle qui a paralysé les échanges sur la place nippone pendant toute une séance.


Les bourses européennes s'apprêtent à suivre le même mouvement : la Bourse de Paris a ouvert en net recul (-1,13% pour le CAC 40), comme celle de Francfort (-1,00% pour le DAX) et celle de Londres (-1,1% pour le FTSE 100).

Les bourses américaines sont aussi attendues en baisse vendredi, les contrats à terme du Dow Jones et du S&P 500 ayant chuté de 1,7% et 1,6% peu après l'annonce du président américain.

Donald Trump a fait savoir dans un tweet, environ une heure avant la clôture de la Bourse de Tokyo, qu'il avait été testé positif, tout comme sa femme Melania, et qu'il se mettait en quarantaine.

L'annonce, véritable coup de tonnerre à un mois de l'élection présidentielle américaine, a laissé le marché tokyoïte "stupéfait", a estimé Rikiya Takebe de Okasan Online Securities dans une note.

L'interruption de jeudi, qui a aussi paralysé les échanges à Nagoya, Sapporo et Fukuoka, semblait en revanche avoir eu peu d'impact sur la Bourse de Tokyo.

La dernière interruption totale remontait à 2005, mais n'avait duré qu'une matinée. Selon son opérateur, c'est la première fois que les échanges ont été paralysés pendant une journée complète depuis l'installation du système actuel en 1999.

Du côté des valeurs

Fujitsu baisse après la panne: le groupe nippon d'informatique et de technologie Fujitsu, à l'origine du système Arrowhead utilisé par la Bourse de Tokyo, dont une défaillance a causé l'interruption des échanges de jeudi, a perdu -2,75% à 13.945 yens. Bien que l'opérateur de la Bourse ait endossé l'entière responsabilité de l'incident, des analystes jugeaient qu'il pourrait nuire à l'image de Fujitsu.

Rakuten à très haut débit: le titre du géant japonais du e-commerce Rakuten a terminé à +3,88% à 1.176 yens, après être monté à +8,5% au cours de la séance. L'entreprise, également présente dans la téléphonie, a lancé mercredi une nouvelle offre mobile 5G au prix très compétitif de 2.980 yens par mois (24 euros), soit le même tarif que ses services 4G.

Du côté des devises et du pétrole

Le yen progressait fortement face au dollar, lequel valait 105,09 yens vers 07H00 GMT contre 105,53 yens jeudi à 21H00 GMT.

La devise japonaise montait également vis-à-vis de l'euro, qui s'échangeait pour 123,34 yens contre 123,97 yens la veille.

Un euro se négociait par ailleurs pour 1,1736 dollar, contre 1,1748 dollar jeudi à 21H00 GMT.

Les prix du pétrole étaient dans le rouge, dans un marché excédentaire et inquiet quant à la demande mondiale: vers 01H10 GMT le baril de brut américain WTI perdait 3,1% à 37,52 dollars et celui du baril de Brent de la mer du Nord abandonnait 2,98% à 39,71 dollars.