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Le déficit budgétaire s'élèverait à 7,5 milliards d'euros cette année, avant de s'envoler à 9,6 milliards en 2020, selon les dernières estimations du Bureau du Plan relayées jeudi par L'Echo et De Tijd. 

Il y a un "mais". A 10 heures ce matin, un conseil d'administration de l'ICN (Institut des Comptes Nationaux), qui regroupe la Banque nationale de Belgique (BNB) et le Bureau fédéral du Plan devrait avaliser, ou pas, les perspectives plutôt alarmantes - mais ce n'est pas une surprise - du Bureau du Plan. 

À bonnes sources politiques, on nous explique que les prévisions de la BNB qui doivent être publiées... vendredi sont quelque peu différentes de celles du Bureau du Plan. Cela  arrive souvent, mais cette fois-ci, il semble que ces divergences fassent grincer quelques dents. Ce n'est donc qu'à l'issue de ce conseil d'administration ce matin que l'on saura si les prévisions sont avalisées. 

Que disent-elles? Que le déficit devrait filer, donc, à politique inchangée. La note est salée, et s'explique par des effets exceptionnels du passé qui n'existent plus, par la faiblesse de la conjoncture, par la hausse des dépenses publiques, notamment en matière de coûts liés au financement du vieillissement de la population.

À la fin de 2018, le budget avait affiché un déficit de 0,7% du PIB, soit 3,2 milliards d'euros. Le gouvernement y était parvenu en usant d'une ficelle visant à booster les versements anticipés des sociétés. Un effet qui ne s'applique plus en 2019 et ensuite.

Si le futur exécutif fédéral entend respecter les objectifs que le gouvernement Michel s'était fixé, il devra trouver près de 9 milliards d'euros sous forme d'économies et/ou de nouveaux impôts pour confectionner le budget 2020. La Belgique vise en effet un déficit de quelque 1 milliard d'euros l'an prochain et l'équilibre budgétaire en 2021.