Près de 100 compagnies internationales ont déménagé aux Pays-Bas depuis le référendum sur le Brexit en juin 2016 et 325 autres sont intéressées par un tel déplacement en raison de l'incertitude entourant le divorce entre Londres et Bruxelles.

Les entreprises britanniques montrent un intérêt majeur pour un déménagement vers les Pays-Bas, mais des firmes d'Amérique du Nord, d'Asie et d'Australie examinent également cette possibilité, a annoncé lundi l'Agence néerlandaise des investissements étrangers (NFIA).

"L'incertitude croissante qui règne au Royaume-Uni et la possibilité de plus en plus claire d'une sortie sans accord" entravent les activités de ces sociétés, a déclaré dans un communiqué Jeroen Nijland, patron de la NFIA.

"C'est pourquoi de plus en plus de compagnies s'orientent vers les Pays-Bas en tant que (leur) nouvelle base potentielle sur le marché européen", a-t-il ajouté.

2500 emplois, 310 millions d'investissement

Les 62 premières entreprises à avoir déménagé à cause du Brexit ont créé environ 2500 emplois et 310 millions d'euros d'investissements aux Pays-Bas, a rapporté la radio-télévision publique néerlandaise NOS.

L'agence financière Bloomberg et le siège européen de la chaîne Discovery font notamment partie des dernières entreprises à déménager aux Pays-Bas.

La plupart de ces compagnies "ont des raisons urgentes, par exemple à cause de licences bancaires ou de droits de diffusion leur permettant de rester actives au sein de l'UE", a précisé la NFIA.

"Le Brexit reste une mauvaise nouvelle pour les Pays-Bas, mais avec le Brexit de plus en plus d'entreprises vont choisir notre pays dans les années à venir", a estimé l'Agence.

De grosses pertes

Effrayés par le chaos des préparatifs du Brexit, les géants japonais de l'électronique Sony et Panasonic ont annoncé il y a plusieurs mois le transfert de leur siège européen du Royaume-Uni vers les Pays-Bas.

Londres a également perdu l'Agence européenne du médicament (EMA), qui a quitté la capitale britannique pour s'installer à Amsterdam.

La date de sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne est fixée au 31 octobre, avec la crainte que celle-ci s'effectue sans accord de divorce, ce qui perturberait énormément les liens commerciaux.